Avec elle pendant 5 ans, Francis Huster déballe sur Isabelle Adjani et lui : « Je ne lui ai jamais…

Francis Huster et Isabelle Adjani
France TV (DR) / Canal+ (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Leur histoire fait partie des grandes passions artistiques des années 1970. Jeunes, brillants et portés par une ambition commune, Francis Huster et Isabelle Adjani ont partagé cinq années de vie et de scène au sein de la Comédie-Française. Une relation fusionnelle, amoureuse et créative, dont la rupture continue, des décennies plus tard, de laisser des traces profondes chez l’acteur.

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Avant Cristiana Reali et les deux autres femmes qu’il y a aimées, pour Francis Huster, il y a eu Isabelle Adjani. Invité sur le plateau de C à vous plusieurs mois en arrière, Francis Huster était ainsi revenu sans détour sur cette période fondatrice, mêlant admiration intacte et blessure jamais refermée. Il confiait ainsi, avec une émotion palpable :

« J’aimais Isabelle. Elle avait une qualité extraordinaire, c’est qu’elle jouait avec son ventre. Elle avait compris que l’important était dans Molière, ce sont les silences, qui permettent, comme un parfum d’âme, d’offrir à l’autre une partie de soi-même…

Cet amour pour Isabelle, il était dans la vie comme sur scène, et j’ai été foudroyé un peu comme Don Juan, quand Isabelle a décidé de quitter la Comédie-Française. Je ne lui ai jamais pardonné. Il y a des rôles sublimes du répertoire où, justement, elle aurait emmené la jeunesse à rentrer dans Racine, Corneille, Chimène, Phèdre, Bérénice. Ma vie artistique est complètement déchiquetée en deux dès l’instant où elle a cassé ce couple. »

Avec le recul, toutefois, le comédien a nuancé ce ressentiment. Dans un entretien accordé plus tard à VSD, Francis Huster adoptait un ton plus introspectif, allant jusqu’à s’attribuer l’entière responsabilité de cette séparation décisive :

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« Je me reproche seulement, quand j’étais amoureux d’Isabelle Adjani et que nous jouions ensemble à la Comédie-Française, de ne pas avoir su trouver les mots pour la convaincre de rester. On aurait été les Vivien Leigh et Laurence Olivier du théâtre français. Je considère que tout est de ma faute. »

Entre idéalisation, regrets et autocritique, Francis Huster livre ainsi le récit d’un amour aussi intense que douloureux. Une relation fondatrice, jamais vraiment digérée, qui continue de façonner son regard sur sa carrière et sur lui-même, près d’un demi-siècle plus tard.

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