L’aveu sans détour de Chimène Badi sur sa vie perso : « Chez une femme, quand on arrive à 43 ans, on…

Chimène Badi
France TV (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Longtemps observée, commentée, parfois jugée, Chimène Badi a grandi sous le regard du public. Si sa voix a toujours fait l’unanimité, son apparence et sa vie intime ont souvent été scrutées avec dureté. Avec le temps, la chanteuse a appris à s’émanciper de ces injonctions. À 43 ans, elle assume aujourd’hui une parole plus libre, nourrie par des expériences marquantes.

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Révélée au début des années 2000, Chimène Badi s’est imposée comme une figure à part de la chanson française. Derrière les succès et les tournées, l’artiste a pourtant longtemps dû composer avec une pression constante liée à son image, bien éloignée des standards habituels du milieu. Une tension qui s’est cristallisée à un moment précis de sa carrière, lorsqu’elle a accepté de participer à Danse avec les stars, une expérience qui a profondément modifié son rapport à son corps et à l’exposition médiatique.

Poussée à relever ce défi alors qu’elle ne s’en sentait pas prête, l’interprète de Entre nous a vécu cette aventure comme une véritable épreuve. Entre la proximité imposée, le regard des caméras et le jugement permanent, la chanteuse a pris conscience de fragilités qu’elle n’avait jusque-là jamais réellement affrontées. Dans les colonnes de Voici, elle était revenue avec lucidité sur cette période délicate :

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« Je n’étais juste pas faite pour ce programme, je le savais, mais on m’a poussée à le faire. Et à l’époque, je n’avais pas encore cette force de dire non. Ce que je sais faire aujourd’hui. J’ai été dans l’aventure à contre-cœur, tu n’y arrives pas et ça devient un supplice. Je n’étais pas à l’aise, je me sentais nue. Un homme qui est proche, etc. Pourtant, j’adore danser, en répétition je déchirais mes prestations. Mais dès qu’il y avait les caméras, c’est comme si je n’avais plus de jambes »

Avec le recul, la chanteuse explique avoir peu à peu trouvé un apaisement, notamment face aux critiques répétées sur son apparence physique. L’âge et l’expérience ont joué un rôle clé dans cette évolution, lui permettant de relativiser des remarques autrefois difficiles à encaisser. Une sérénité qu’elle revendique désormais pleinement, en particulier depuis son projet consacré à Édith Piaf :

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« Quand tu arrives à 43 ans, c’est le genre de choses que tu as laissé derrière depuis un moment. Nous sommes des femmes, on perd, on prend du poids, on a des cheveux blancs, des problèmes de peau… Chez une femme, c’est vachement plus pointé que chez un homme. Tu vois depuis mon projet Edith Piaf, j’ai pris 10kg et ça va, je l’assume, qu’à une époque ça aurait été tellement stressant pour moi en promo »

Aujourd’hui, Chimène Badi revendique une relation bien plus apaisée avec son image et sa vie privée. Loin de chercher à correspondre à des attentes extérieures, elle avance avec une confiance forgée par les épreuves et les remises en question. Une liberté assumée, construite avec le temps, et qui témoigne d’un cheminement personnel longtemps mené dans l’ombre.

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