Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Le débat autour du plus grand joueur de l’histoire de la NBA revient régulièrement dans les discussions entre fans, analystes et anciens joueurs. Michael Jordan et LeBron James sont souvent les deux noms les plus cités, même si d’autres légendes apparaissent parfois dans la conversation.
L’ancien leader des Bulls n’a jamais semblé particulièrement intéressé par ce type de classement. Au fil des années, Michael Jordan a régulièrement expliqué qu’il se sentait mal à l’aise avec ces comparaisons entre générations. Selon lui, chaque époque possède ses propres conditions, ses propres règles et ses propres styles de jeu, ce qui rend toute comparaison directe forcément imparfaite.
Lors d’une récente apparition dans le podcast Insights to Excellence, la légende des Bulls a de nouveau été interrogée sur cette fameuse question du GOAT. Fidèle à sa position habituelle, Jordan a rappelé qu’il n’avait jamais construit sa carrière autour de ce genre de reconnaissance symbolique et que ce débat ne faisait tout simplement pas partie de sa manière de voir le basket.
Michael Jordan refuse de se définir comme le GOAT
Jordan a ainsi expliqué que cette étiquette n’avait jamais eu d’importance à ses yeux, insistant sur le fait que sa vision du jeu reposait surtout sur le respect des générations précédentes. « Le terme GOAT ne sera jamais quelque chose qui me rendra fier ou qui me touchera négativement. Pour moi, ça n’existe pas. Je n’ai jamais joué contre Oscar Robertson ou Jerry West. J’aurais adoré le faire en tant que compétiteur, mais je ne peux pas comparer ce que je faisais à ce qu’ils faisaient. »
L’ancienne superstar de Chicago a également rappelé que sa propre carrière s’était construite en observant les joueurs qui l’avaient précédé. « J’ai appris énormément de joueurs comme David Thompson ou Julius Erving. Nous avons tous appris des générations d’avant, et nous avons simplement continué à faire évoluer le jeu. C’est ça qui rend le basket si spécial. »
Jordan estime d’ailleurs que ces débats deviennent souvent injustes pour les joueurs eux-mêmes, car ils opposent des époques qui n’ont jamais réellement coexisté. Pour lui, chaque génération apporte simplement sa pierre à l’édifice et permet au basket de continuer à évoluer.
La légende des Bulls a enfin reconnu qu’il aurait aimé vivre certains affrontements imaginaires qui alimentent aujourd’hui ces discussions. « J’aurais adoré jouer contre LeBron ou Kobe à mon apogée. Ce sont des compétiteurs incroyables. Mais malheureusement, nous ne le saurons jamais. »
