Dans les années 1950, le vice dont Charles Aznavour a failli mourir : « Quand il a dit ça, le médecin…

Charles Aznavour
TMC (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Icône planétaire de la chanson française, Charles Aznavour a traversé les générations grâce à sa voix singulière, ses textes ciselés et une énergie scénique intacte jusqu’à un âge très avancé. Pourtant, derrière cette longévité exceptionnelle se cachait un vice qui aurait pu lui coûter la vie dès ses jeunes années. Une addiction longtemps restée discrète, révélée plus tard par ceux qui l’ont côtoyé de près à travers une anecdote particulièrement marquante.

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Véritable monument de la musique francophone, l’artiste d’origine arménienne a mené une carrière de plus de sept décennies, enchaînant les succès et poursuivant les tournées presque jusqu’à son dernier souffle. Mais cette endurance impressionnante aurait pu être brisée dans les années 1950. À l’époque, sa consommation excessive d’alcool — et dans une moindre mesure de tabac — mettait sérieusement sa santé en danger.

Même à 94 ans, quelques semaines avant sa disparition, Charles Aznavour continuait encore de monter sur scène. Pourtant, sa survie jusqu’à un âge si avancé n’avait rien d’évident. Dans sa jeunesse, l’interprète de « Hier encore » prenait des risques considérables. Son ami de longue date, Gérard Davoust, l’a raconté dans l’ouvrage Aznavour vu de dos :

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« Charles m’avait rapporté une anecdote survenue dans les années 1950, lorsqu’il se trouvait au Québec. Il ne se sentait pas bien, il avait des malaises. Inquiet, il a pris rendez-vous avec un médecin. Celui-ci l’ausculte tout en lui posant des questions.

Charles lui a dit boire un peu de tout, mais “surtout du whisky”. Le médecin lui a alors proposé de choisir une mignonnette parmi une multitude, et a ajouté : “Profitez-en bien, dégustez-la, parce que, si ce n’est pas la dernière que vous buvez, je ne vous donne pas plus de trois mois à vivre”. »

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Face à ce diagnostic glaçant, Charles Aznavour aurait été profondément secoué. Effrayé par la perspective d’une mort imminente, il aurait immédiatement cessé toute consommation d’alcool, modifiant radicalement son hygiène de vie. Avec le temps, il aurait repris occasionnellement un verre, mais toujours avec une grande modération, loin des excès de sa jeunesse.

Une seule entorse notable à cette discipline est restée dans les mémoires. Bien après la cinquantaine, lors d’une soirée un peu trop arrosée au champagne, le chanteur, grisé par l’ambiance, s’est lancé dans une danse russe qu’il avait apprise dans sa jeunesse auprès du maître Yeltsoff. L’épisode s’est soldé par un ménisque sérieusement abîmé — un rappel brutal que le corps, lui, n’oublie pas les excès.

Cette histoire souligne à quel point la vigilance sur sa santé a joué un rôle déterminant dans la longévité exceptionnelle de Charles Aznavour. Sans cette prise de conscience précoce face à l’alcool, sa carrière aurait pu s’arrêter net bien avant de devenir légendaire. Une anecdote qui résonne comme un avertissement sur les dangers de certains vices, même pour les plus grands artistes.

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