Par Rédaction | Sport
Shai Gilgeous-Alexander continue d’impressionner cette saison avec Oklahoma City. Alors que le meneur enchaîne les performances majeures, il apparaît désormais comme le favori pour remporter une nouvelle fois le trophée de MVP. Mais son jeu fait largement débat.
Malgré ces résultats impressionnants pour le joueur et le Thunder, certaines critiques persistent autour du style de jeu de Shai Gilgeous-Alexander. Plusieurs observateurs estiment que le meneur bénéficie d’un sifflet favorable et qu’il obtient trop facilement des lancers francs, un reproche régulièrement adressé aux scoreurs dominants de la ligue.
Ces remarques ont notamment émergé après ses récentes performances face à Denver et Boston, mais beaucoup proviennent des derniers mois de compétition. Pourtant, pour l’analyste Colin Cowherd, ces critiques ne reflètent pas vraiment la réalité statistique ni la manière dont fonctionne le scoring dans l’histoire de la NBA.
Colin Cowherd défend le style de jeu de Shai Gilgeous-Alexander
Cowherd estime que le style de Gilgeous-Alexander dérange surtout parce qu’il n’est pas spectaculaire au sens traditionnel. Selon lui, l’arrière d’Oklahoma City marque davantage grâce à son sens du timing, ses changements d’angle et sa capacité à provoquer le contact plutôt que par des actions aériennes. « Le meilleur scoreur des années 80 n’était pas Michael Jordan, c’était Alex English. Comme Shai, il marquait avec des angles, des appuis, des tirs en déséquilibre et beaucoup de lancers francs », a expliqué l’analyste.
Cowherd souligne également que les chiffres de Gilgeous-Alexander ne sont pas particulièrement anormaux pour un joueur aussi utilisé dans l’attaque. Le meneur affiche un taux d’utilisation très élevé cette saison, ce qui explique naturellement son volume de lancers francs. « Beaucoup de gens le traitent de chasseur de fautes. Il tourne à environ huit lancers francs marqués par match, et honnêtement, vu son usage, ça ne me semble pas du tout exagéré », a-t-il ajouté.
Pour appuyer son argument, Cowherd compare ces statistiques à celles de Michael Jordan. La légende des Bulls affichait un taux d’utilisation similaire au cours de sa carrière et se rendait lui aussi très souvent sur la ligne des lancers francs. SGA n’est donc pas esseulé, même si beaucoup de fans sont en colère concernant ces statistiques.
Cela n’empêche toutefois pas certains critiques de pointer la manière dont ces fautes sont obtenues. Des observateurs estiment que certains mouvements visant à provoquer le contact deviennent trop fréquents dans la NBA moderne, un débat qui dépasse largement le seul cas de Gilgeous-Alexander.
