Sans filtre, l’aveu fou de Brigitte Bardot sur sa jeunesse dans le cinéma : « J’adorais quand les machinistes me…

Brigitte Bardot
INA (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Disparue à la fin de l’année 2025, Brigitte Bardot aura marqué bien au-delà du cinéma. Icône adulée, personnalité clivante, elle n’a jamais cessé de provoquer le débat, y compris sur des sujets sensibles. Certaines de ses prises de position, notamment sur les rapports entre hommes et femmes, continuent aujourd’hui encore de susciter de vives réactions. Un franc-parler resté intact jusqu’à ses derniers jours.

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Mythe absolu du septième art et figure incontournable de la culture populaire française, Brigitte Bardot s’est imposée dès les années 1950 comme une incarnation inédite de la liberté féminine. Révélée avec Et Dieu créa la femme, la comédienne parisienne est rapidement devenue le premier sex-symbol à la française. Entre sensualité assumée, provocation et désir d’émancipation, celle que l’on surnommait BB a profondément influencé son époque, bien au-delà des plateaux de tournage.

Au fil de sa carrière, l’actrice a construit une image de femme affranchie des conventions, une posture qu’elle n’a jamais reniée, même après avoir quitté le cinéma. Dans les dernières années de sa vie, Brigitte Bardot s’était d’ailleurs illustrée par des prises de position tranchées, notamment à l’encontre du mouvement Me Too, qu’elle jugeait en décalage avec la réalité de son époque.

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Dans un entretien accordé au Point, peu avant sa disparition, Brigitte Bardot revenait ainsi sur son parcours et sur la manière dont elle percevait son rôle dans l’évolution des mentalités :

« Je n’ai jamais songé un instant incarner le mouvement de libération des femmes. Tout ça, je l’ai fait parce que je refusais de rester derrière les barreaux des conventions de l’époque : je voulais être moi-même. »

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L’ancienne actrice allait encore plus loin en évoquant, sans détour, l’ambiance qui régnait sur les tournages dans les années 1950 et 1960. Un climat aujourd’hui difficilement concevable, qu’elle décrivait pourtant avec une forme de nostalgie assumée. Toujours dans cet entretien accordé au Point, Brigitte Bardot confiait en effet :

« Pendant les tournages, j’adorais qu’on me mette les mains aux fesses quand je passais. C’était la spécialité des machinistes. Des gens très gentils, tous des super copains. Sur les tournages, les ambiances étaient libres, familiales. »

Des propos qui, à l’heure actuelle, heurtent inévitablement les sensibilités. Ils témoignent du décalage profond entre les pratiques d’une époque et les standards contemporains, désormais largement centrés sur la notion de consentement et la dénonciation des violences sexuelles. Brigitte Bardot, elle, n’a jamais cherché à réinterpréter son passé à l’aune des évolutions sociétales.

À travers ses déclarations, la comédienne exprimait également une critique plus large, celle d’une justice médiatique qu’elle jugeait parfois expéditive. Jusqu’au bout, elle est restée fidèle à ses convictions, quitte à diviser.

Avec sa disparition, Brigitte Bardot laisse une empreinte singulière, à la fois artistique et idéologique. Une figure libre, radicale et profondément marquante, dont les prises de parole continuent d’alimenter les débats bien après la fin de sa carrière.

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