NBA – Une légende se confie sur l’état des Spurs : « C’est la meilleure organisation »

Victor Wembanyama, la star française des Spurs
San Antonio Spurs (DR)

Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport

Danny Green n’a jamais été destiné à une carrière linéaire en NBA. Drafté discrètement, souvent coupé, régulièrement renvoyé vers les ligues mineures, il a dû construire sa place à force de patience et de résilience. Avec le recul, son parcours est devenu un exemple rare de longévité et d’adaptation dans une ligue où peu survivent sans statut.

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Après des débuts compliqués à Cleveland, Green a trouvé une opportunité à San Antonio, dans un environnement aussi exigeant que structuré. À l’époque, la franchise texane s’appuyait sur des légendes établies et un entraîneur réputé pour sa rigueur. Pour un joueur encore en quête d’identité, le défi était immense, presque dissuasif.

Pourtant, c’est précisément ce cadre qui a permis à Danny Green de se révéler. En acceptant un rôle précis, en se spécialisant comme joueur 3-and-D, il a progressivement gagné la confiance du staff et de ses coéquipiers. Cette capacité à embrasser un rôle sans chercher la lumière a façonné la suite de sa carrière, jusqu’à lui permettre de remporter trois titres NBA avec trois franchises différentes.

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Une franchise à part dans la ligue

Invité récemment sur le podcast Fast Break de Byron Scott, Danny Green est revenu sur ses nombreuses expériences en NBA et sur ce qui distingue San Antonio des autres organisations qu’il a connues. Pour lui, malgré des passages réussis ailleurs, aucune structure n’égale celle des Spurs. « De haut en bas, c’est la meilleure organisation. La meilleure, sans discussion », a-t-il expliqué, soulignant la cohérence et le respect qui règnent en interne.



Green a pourtant tenu à rappeler que la ligue a beaucoup évolué et que d’autres franchises ont fait d’énormes progrès dans la gestion des joueurs. Memphis, Toronto ou encore Los Angeles lui ont laissé de bons souvenirs, mais San Antonio conserve une place particulière dans son esprit. « San Antonio a servi de modèle. Beaucoup ont essayé de suivre leur voie, et encore aujourd’hui, ils prennent soin de leurs joueurs. San Antonio, c’est à part, c’est dans sa propre catégorie », a-t-il confié.

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Le véritable tournant intervient lors de la saison 2011-2012, marquée par le lock-out. Green joue les 66 matches et intègre même le cinq majeur après la blessure de Manu Ginóbili. Dès lors, il devient une pièce fiable du système de Gregg Popovich, capable d’apporter spacing, défense et discipline tactique à haut niveau.

Green n’a jamais caché sa dette envers Popovich. « Sans lui, je ne pense pas que j’y serais arrivé. Il m’a donné une deuxième chance, puis une troisième. Il m’a appris à être un pro. Entrer en NBA est difficile, mais le plus dur, c’est d’y rester », a-t-il expliqué, rappelant à quel point le mentorat du coach a été déterminant. Même après son retrait en 2024 pour raisons de santé, Popovich demeure une figure centrale de la franchise, et pour Green, l’incarnation même de ce qui rend San Antonio unique.

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