Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Depuis six mois, Léa Salamé est à la tête du journal télévisé de 20 Heures sur France 2, succédant à Anne-Sophie Lapix sous l’impulsion de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions. La journaliste doit composer avec l’exigence du direct, l’actualité imprévisible, mais aussi les critiques et les petites erreurs qui font inévitablement le tour des réseaux sociaux. Pourtant, derrière l’image sérieuse, Léa Salamé a ses propres habitudes pour se préparer avant de se présenter face aux caméras.
Figure incontournable du journalisme français, Léa Salamé est connue pour son sérieux mais aussi pour son exigence personnelle. La compagne de Raphaël Glucksmann a dû s’adapter rapidement à ce rôle très exposé, notamment après quelques incidents médiatisés comme sa première interview avec Marion Cotillard marquée par un malaise, sa confusion entre L’enquête du 20 Heures et L’Œil du 20 Heures, ou encore ce moment où elle a confondu Henri Guaino avec Claude Guéant.
Face à la pression, la journaliste a instauré un rituel précis pour se recentrer avant chaque JT. Dans une vidéo partagée récemment, Léa Salamé dévoile les coulisses du plateau de France 2 et ses petites habitudes :
« Systématiquement, je me brosse les dents avant de monter sur le plateau. »
Un rituel plus « sage » que celui qu’elle a adopté avant ses émissions de « Quelle Époque ! » sur France 2, consistant à prendre un petit verre de vodka pour se détendre avant d’entrer en plateau. Un geste qu’elle considère comme un moment de détente personnel, loin des projecteurs et des critiques.
Retour au JT : une fois les dents parfaitement blanches, vient ensuite l’étape des escarpins et la montée jusqu’au troisième étage, considéré comme le « QG du 20 Heures », où journalistes et monteurs peaufinent les sujets du jour, relisent les textes et valident chaque intervention. Léa Salamé décrit l’ambiance :
« C’est une véritable ruche où tout le monde s’active. »
Dans un entretien au Parisien, Léa Salamé est aussi revenue sur la difficulté d’assumer ce poste sous le feu des critiques, qui ont été nombreuses depuis son arrivée dans ce fauteuil si convoité :
« Je mentirais si je disais que j’ai été insensible aux attaques. Sans doute, certaines critiques n’étaient pas infondées. Dans ces cas-là, je me tais et je travaille d’arrache-pied. Présenter le 20 Heures peut paraître simple mais c’est d’une incroyable complexité. J’apprends tous les jours. C’est une grande école d’humilité. »
Entre rituels personnels, discipline et sens de l’humilité, Léa Salamé révèle ainsi une facette moins connue de son quotidien, celle qui lui permet de rester concentrée et efficace face à l’une des responsabilités journalistiques les plus exigeantes de France.
