Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Le passage de Jonathan Kuminga à Golden State n’a pas laissé un souvenir totalement linéaire, et son départ a soulevé plusieurs questions sur son développement. Son récent retour face à son ancienne équipe a relancé les discussions autour de cette collaboration qui n’a jamais pleinement fonctionné.
Désormais à Atlanta, Jonathan Kuminga a retrouvé ses anciens coéquipiers lors d’un match remporté par les Hawks. Une rencontre particulière pour l’ailier, même si sa performance est restée discrète, dans un contexte où son rôle et ses responsabilités ont changé depuis son départ. Mais les tensions ont été nombreuses et pas question de les oublier pour certains fans.
Du côté de Golden State, Steve Kerr a profité de cette occasion pour revenir en toute franchise sur cette séparation douloureuse. L’entraîneur a reconnu que la situation n’avait jamais été idéale, ni pour le joueur, ni pour l’équipe, malgré une volonté commune de faire fonctionner cette association. Son départ était donc pour le bien de tous.
Une incompatibilité assumée
Kerr a expliqué sans détour les raisons profondes de cette séparation, en insistant sur le décalage entre les besoins du joueur et ceux de l’équipe : « On ne pouvait pas vraiment lui offrir ce dont il avait besoin, et inversement. On était une équipe qui jouait le titre, et lui avait besoin de beaucoup de liberté, de 35 minutes pour faire des erreurs, progresser et apprendre, parce qu’il arrivait avec très peu d’expérience. »
Il a également détaillé le rôle qui lui avait été confié, reconnaissant qu’il ne correspondait pas pleinement aux attentes du joueur : « On lui a offert ce qu’on pouvait, soit environ 25 minutes et un rôle qu’il n’aimait pas vraiment. Ce n’était confortable pour personne sur le terrain. » Un constat lucide sur une collaboration difficile à équilibrer.
De son côté, Kuminga a préféré regarder vers l’avenir plutôt que de revenir sur cette période, affichant une position claire : « Je ne m’inquiète pas du passé. Je suis très heureux là où je suis. Ce qui se dit, ce n’est plus mon problème. Je suis concentré sur ce nouveau chapitre avec mes coéquipiers. » Une transition assumée.
Malgré cette séparation, les liens restent forts entre les deux parties. Kuminga a d’ailleurs évoqué ses relations avec ses anciens partenaires : « J’ai toujours une excellente relation avec eux, comme des frères. » Une preuve que, malgré l’échec sportif relatif, l’histoire commune n’a pas laissé de tensions durables.
