Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Habitué à enchaîner les succès, Jean Dujardin a construit sa carrière avec une maîtrise rare dans le paysage du cinéma français. Mais derrière l’image du comédien populaire se cache aussi un acteur particulièrement attentif à son statut. Une exigence contractuelle, révélée lors du tournage d’un film avec Virginie Efira, en dit long sur ce souci du détail… et n’a pas manqué de faire réagir.
Figure incontournable du grand écran, Jean Dujardin partage l’affiche en 2016 avec Virginie Efira dans « Un homme à la hauteur ». Dans ce long-métrage, l’acteur incarne un homme mesurant 1m40, complexé par sa taille, face à une femme incarnant l’assurance et la réussite. Un rôle volontairement décalé, qui repose sur un jeu de contrastes assumé, et qui a marqué les spectateurs par son ton léger et ironique.
Mais en coulisses, l’ex-interprète d’OSS 117 s’est montré particulièrement vigilant sur certains aspects liés à son image. Comme l’a révélé le magazine Capital, une clause précise figurait dans son contrat, notamment concernant sa place sur l’affiche du film :
« Il est de petite taille dans le film mais souhaitait que son nom figure en grand sur l’affiche du long-métrage ‘Un Homme à la hauteur’ : « À l’affiche du film, le nom de Jean Dujardin sera cité de la façon la plus favorisée, en première position », apprend-on. Ce n’est pas tout : son contrat stipule que la star devait toucher 50 euros par jour tourné et 80 par jour chômé en guise d’argent de poche. Elle est pas belle la vie d’artiste ? »
Une exigence qui s’inscrit dans une tradition bien connue du cinéma français, où l’ordre d’apparition des noms sur une affiche peut parfois cristalliser les tensions. Avant lui, d’autres figures majeures avaient déjà soulevé ce type de débat, preuve que ces détails, loin d’être anodins, participent pleinement au statut des acteurs.
Jean Dujardin ne s’est d’ailleurs pas limité à ce seul tournage pour imposer certaines conditions. Quelques années plus tôt, pour le film « Ca$h », une autre clause contractuelle avait retenu l’attention, cette fois sur le traitement global réservé à l’acteur :
« Aucun membre de l’équipe artistique ou technique ne sera mieux traité que l’artiste, tant en ce qui concerne les transports, les défraiements que les commodités de tournage. »
Derrière ces demandes parfois surprenantes se dessine le portrait d’un acteur pleinement conscient de sa valeur et soucieux de contrôler son environnement professionnel. Un perfectionnisme qui n’a jamais empêché Jean Dujardin de cultiver l’autodérision, ni de s’imposer durablement comme l’une des figures les plus appréciées du cinéma français.
