Gad Elmaleh (54 ans) sans filtre après avoir passé du temps avec Sophie Marceau : « C’est une…

Gad Elmaleh et Sophie Marceau
France TV (DR) / DR

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Icône du cinéma français depuis plusieurs décennies, Sophie Marceau continue de susciter fascination et admiration. Une aura à laquelle même les artistes les plus aguerris ne semblent pas échapper. Gad Elmaleh, pourtant habitué à la lumière et aux plateaux, en a fait l’expérience de manière très personnelle. Une rencontre qui l’a marqué bien au-delà du simple cadre professionnel.

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Figure incontournable de l’humour français, Gad Elmaleh s’est imposé au fil des années comme un acteur prolifique, enchaînant les projets sur grand écran. Mais parmi ses nombreuses expériences, le tournage de « Un bonheur n’arrive jamais seul », sorti en 2012, reste à part. Ce film lui a offert l’opportunité de partager l’affiche avec Sophie Marceau, une actrice qui occupait déjà une place bien particulière dans son imaginaire, bien avant leur rencontre.

Car pour le comédien, cette collaboration avait une dimension presque irréelle. Avant même de devenir sa partenaire de jeu, l’interprète de « La Boum » représentait une véritable idole de jeunesse, un fantasme d’adolescent profondément ancré. Une charge émotionnelle qui ne s’est pas dissipée une fois face à elle, sur le plateau de tournage.

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Invité dans l’émission « C à vous » en 2023, Gad Elmaleh s’était confié avec sincérité sur cette admiration intacte, mêlée à un certain trouble :

« Enfant j’ai vu « La Boum », comme tout le monde, même si elle ne va pas être contente qu’on ne la voit qu’à travers ça mais voilà : j’étais fou de Sophie Marceau ! C’était mon amoureuse. Alors quand 30 ans après on m’a proposé de faire un film avec elle, j’ai fait cette blague au producteur, j’ai dit : « Je ne sais pas elle où elle en est de notre histoire, mais moi je suis à fond ! » »

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Loin de briser le mythe, cette rencontre a au contraire confirmé toute l’admiration que lui portait l’humoriste. Mais elle a aussi mis en évidence un décalage entre le professionnalisme de l’actrice et l’émotion difficilement contenue de son partenaire. Toujours dans « C à vous », Gad Elmaleh poursuivait avec humour et lucidité :

« C’est une icône, une femme exceptionnelle, une grande actrice. Mais le syndrome du blédard, là où il intervient, c’est qu’on pourrait se dire qu’après le nombre de films que j’ai fait, je suis habitué à la notoriété et que je serais pro. Sauf que non ! »

Face à celle qu’il admirait depuis toujours, l’acteur reconnaît avoir parfois perdu pied, emporté par ses émotions. Une situation qu’il raconte avec autodérision, révélant un tournage vécu sur deux plans différents :

« J’ai craqué complet, mais elle pas du tout, elle faisait son boulot. Donc il y a deux films qui se tournaient, celui pour la prod et celui dans ma tête ! Il y avait des répliques où je lui disais « je t’aime », et moi c’était vrai. Le réalisateur me faisait refaire mais je disais : « Je peux pas refaire parce que là franchement, je l’aime ». »

Au-delà de cette expérience singulière, le film « Un bonheur n’arrive jamais seul » a rencontré un véritable succès en salles, attirant près de deux millions de spectateurs. Mais pour Gad Elmaleh, l’essentiel reste ce moment suspendu, presque irréel, partagé avec celle qui a marqué son adolescence.

Des années plus tard, l’humoriste garde le souvenir d’un rêve devenu réalité, entre admiration intacte et émotion assumée. Une parenthèse qui rappelle que derrière les artistes confirmés se cachent parfois des admirateurs sincères, capables, eux aussi, de se laisser submerger.

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