Par Rédaction | Sport
Joel Embiid et Nikola Jokic semblaient destinés à se livrer une rivalité durable au sommet de la NBA. Mais aujourd’hui, l’écart entre les deux intérieurs s’est creusé, notamment en raison des difficultés physiques du joueur des Sixers.
Pendant que Nikola Jokic enchaîne les performances de haut niveau et s’impose comme un pilier constant pour Denver, Joel Embiid peine à maintenir la même régularité sur la durée. Les blessures ont freiné sa progression ces dernières saisons, limitant son impact global et compliquant la comparaison avec son principal rival dans la ligue.
Cette situation divise fortement les observateurs et les anciens joueurs. Certains mettent en avant le courage d’Embiid face aux pépins physiques répétés et saluent sa capacité à revenir au plus haut niveau malgré tout. D’autres, en revanche, estiment que son statut de superstar impose davantage de constance, notamment en termes de disponibilité sur une saison complète.
Une critique assumée
Robert Horry n’a pas cherché à ménager le pivot des Sixers et a livré une analyse très directe de la situation actuelle. « J’aimerais lui laisser un peu de marge, mais il est payé », a-t-il lancé, pointant clairement la responsabilité qui accompagne un contrat aussi important et les attentes qui en découlent à ce niveau de compétition.
Il développe ensuite son raisonnement en insistant sur la notion d’engagement professionnel et de responsabilité individuelle dans une ligue aussi exigeante. « Tu ne peux pas dire que tu es rookie si tu es payé. Si tu es payé, ces matchs comptent », a-t-il ajouté, rejetant toute forme d’indulgence liée aux blessures du début de carrière.
Pour lui, cette réalité explique en grande partie l’écart actuel avec Jokic, qui se distingue par sa constance et sa durabilité. Le pivot des Nuggets enchaîne les saisons complètes à très haut niveau, renforçant son statut de référence, tandis qu’Embiid peine à rester disponible suffisamment longtemps pour imposer le même impact sur la durée.
Au final, le débat reste complexe et ne se résume pas à une simple opposition entre performance et absence. Entre contraintes physiques bien réelles et exigences du très haut niveau, la situation d’Embiid illustre la difficulté de rester dominant sur la durée en NBA, mais pour Horry, le statut de superstar implique avant tout une présence constante.
