Par Rédaction | Sport
Victor Wembanyama et les Spurs réalisent une saison impressionnante, mais la gestion de cette fin d’exercice soulève déjà des questions. Faut-il lever le pied avant les playoffs ou continuer à appuyer, au risque d’en faire trop ?
Installés solidement à la deuxième place à l’Ouest avec un bilan de 56 victoires pour 18 défaites, les Spurs ont validé leur billet pour les playoffs et abordent cette dernière ligne droite avec confiance. Leur dynamique actuelle est excellente, portée par un collectif jeune et ambitieux qui ne cesse de progresser au fil des semaines.
Sur les derniers mois, San Antonio a enchaîné les performances solides, avec seulement deux défaites sur une longue séquence entre février et mars. L’équipe vient notamment de dominer Milwaukee avec autorité, preuve que son niveau de jeu reste très élevé. Dans ce contexte, la question du repos des cadres, dont Wembanyama, devient un véritable sujet stratégique.
Trouver le bon équilibre
Steve Nash estime justement que les Spurs doivent éviter de casser leur rythme en voulant trop gérer. Pour lui, la tentation de reposer les stars peut vite devenir contre-productive si elle brise la dynamique collective. « Je pense que c’est très important. On peut devenir trop malin. Du genre : “on peut le reposer ce soir ?” Et tout d’un coup, ça se retourne contre vous », a-t-il expliqué.
L’ancien meneur insiste sur un point souvent sous-estimé : aucune rencontre n’est facile en NBA, même face aux équipes en difficulté. « Il y a des soirs où tu te dis que c’est facile… et tu te fais battre par une équipe en reconstruction. Ça arrive dans cette ligue », a-t-il ajouté, appelant à rester concentré jusqu’au bout.
Dans cette optique, Nash recommande une approche progressive, en testant les limites plutôt qu’en coupant brutalement l’effort. « Ça va se montrer naturellement. Ils vont y aller à fond. Et s’ils réalisent que c’est trop… là, on donne du repos adapté », a-t-il détaillé, tout en rappelant que certains joueurs peuvent déjà gérer des pépins physiques en coulisses.
Au fond, le message est clair : la priorité reste la victoire et le rythme. Pour une équipe jeune comme San Antonio, chaque match peut servir de préparation mentale aux exigences des playoffs. « Priorité numéro un : gagner. Trouver son rythme. C’est une équipe jeune. Jouez comme si c’étaient des Game 7 », a conclu Nash, soulignant l’importance de garder cette intensité jusqu’au bout.
