Pierre Palmade cash sur la sanction infligée par J-J. Goldman après avoir été saoul avec lui : « Il m’a…

Pierre Palmade
France TV (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Longtemps figure incontournable de l’humour français, Pierre Palmade a vu sa trajectoire personnelle et professionnelle basculer. Bien avant le drame de février 2023, ses addictions étaient déjà connues dans le milieu. Certaines anecdotes racontées publiquement en disaient long sur ses excès. L’une d’elles, impliquant Jean-Jacques Goldman, a particulièrement marqué par la fermeté de la réaction du chanteur.

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Humoriste phare des années 1990 et 2000, Pierre Palmade a longtemps enchaîné les succès sur scène et à la télévision, tout en traînant une réputation d’homme fragile en coulisses. Derrière les rires, ses problèmes d’addiction circulaient déjà dans le Tout-Paris. Face à lui, Jean-Jacques Goldman, figure respectée de la chanson française, incarnait une tout autre rigueur, peu compatible avec les débordements.

À cette époque, Pierre Palmade ne cachait pas ses excès et les évoquait même avec une certaine autodérision. Lors de son passage sur Rire et Chansons en 2019, il était revenu sur une soirée particulièrement arrosée qui l’avait conduit à passer un appel pour le moins inattendu. Incapable de trouver le sommeil, il s’était installé à son piano, persuadé d’avoir une idée brillante :

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« Je ne savais pas quoi faire, je n’avais pas envie de dormir, je rentrais d’une nuit bien arrosée… Je suis à mon piano et je fais trois notes. […] Je me dis : « Oh génial ! J’ai une idée de comédie musicale » ! J’appelle donc Jean-Jacques. »

Dans la foulée, l’humoriste racontait comment il avait tenté de dissimuler son état au téléphone, malgré l’évidence de la situation. Une tentative maladroite, rapidement rattrapée par la fatigue :

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« J’articule bien pour ne pas me faire griller : « Allo Jean-Jacques, ce serait bien qu’on se voie. J’ai une idée de comédie musicale. » Et là je m’endors et je cuve. »

Le lendemain, difficile pour lui de se souvenir précisément de cet échange nocturne. Mais Jean-Jacques Goldman, lui, n’avait rien oublié. Lorsque le chanteur est revenu vers lui, Pierre Palmade a dû reconnaître la réalité des faits, sans détour :

« Excuse-moi, j’avais bu. C’était un coup de fil dont je me souviens même plus. »

Cette franchise tardive n’a pas suffi à apaiser la situation. Très attaché à une certaine discipline de vie et à une exigence professionnelle forte, Jean-Jacques Goldman a perçu cet épisode comme un manque de respect. Sa réaction a été immédiate et sans appel, comme l’a reconnu Pierre Palmade lui-même :

« Un jour, il a changé de numéro de téléphone… Et il ne m’a pas donné son nouveau. »

Une décision radicale, révélatrice du fossé entre deux visions du métier et de la vie. D’un côté, un artiste en proie à ses excès, de l’autre, un musicien attaché à la rigueur et à la discrétion. Bien avant les affaires judiciaires qui ont depuis éclaboussé Pierre Palmade, cette rupture en disait déjà long sur une trajectoire fragile et sur les limites que certains refusent de franchir.

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