Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Cooper Flagg découvre une toute nouvelle réalité en NBA. Habitué à gagner tout au long de son parcours, le jeune rookie doit désormais composer avec une saison difficile à Dallas, loin des standards qu’il connaissait jusque-là.
Dès ses premiers mois dans la ligue, Flagg s’est retrouvé plongé dans un contexte particulièrement compliqué à Dallas. Entre blessures majeures, absence de véritables leaders établis et manque global de compétitivité, les Mavericks ont rapidement sombré au classement. Pour un joueur qui sortait d’une saison universitaire exceptionnelle et quasiment parfaite, le contraste est brutal, et l’adaptation mentale s’annonce bien plus exigeante que prévu.
Malgré ce contexte difficile, le rookie a su répondre présent sur le plan individuel. Avec plus de 20 points de moyenne, accompagnés de contributions solides dans tous les secteurs du jeu, il s’est imposé comme une pièce centrale de l’effectif. Mais dans une équipe en souffrance collective, ses performances, aussi prometteuses soient-elles, n’ont pas suffi à changer la dynamique globale.
Apprendre à perdre pour progresser
Flagg reconnaît sans détour que cette saison a été un véritable test mental pour lui. « C’est vraiment dur. Au début de la saison, ça m’a beaucoup affecté mentalement », confie-t-il, évoquant un choc qu’il n’avait jamais réellement connu auparavant. Même au sein de son entourage, cette accumulation de défaites a surpris, notamment sa famille, peu habituée à le voir dans une telle situation.
Dans son analyse, il insiste surtout sur la nécessité de s’adapter à un rythme complètement différent. « Il faut apprendre à perdre et à en tirer du positif, parce que tu peux rejouer dès le lendemain », explique-t-il. Une réalité qui tranche fortement avec son expérience universitaire, où chaque défaite était décortiquée sur plusieurs jours, avec du temps pour corriger et ajuster.
Il développe également cette idée en soulignant la brutalité du calendrier NBA. « L’année dernière, on perdait très peu et on avait plusieurs jours pour analyser chaque match. Là, tu dois passer à autre chose beaucoup plus vite », ajoute-t-il. Ce changement de rythme impose une résilience mentale constante, essentielle pour ne pas s’enliser dans une spirale négative.
Malgré les difficultés, Flagg retient aussi les aspects positifs de cette saison. En assumant un rôle majeur très tôt, il a pu développer son leadership et sa capacité à gérer l’adversité. Une expérience formatrice, qui pourrait s’avérer précieuse à long terme, même si, à court terme, la frustration reste bien présente dans une équipe en pleine reconstruction.
