Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Stephen Curry s’apprête à retrouver les parquets après plusieurs semaines d’absence, un retour très attendu du côté de Golden State. Mais derrière cette reprise, le meneur a traversé une période bien plus complexe qu’il ne l’avait imaginé au départ.
L’absence de Stephen Curry s’est finalement étendue sur 27 matchs, bien loin des premières estimations. Au départ, rien ne laissait penser que la situation allait durer aussi longtemps, mais cette blessure inhabituelle a rapidement montré qu’elle ne suivait aucun schéma classique, obligeant le joueur et le staff à revoir totalement leur approche.
Diagnostiqué avec un souci au genou, Curry a dû composer avec une gêne persistante, difficile à anticiper et surtout frustrante au quotidien. Sans réelle lésion structurelle, le problème venait des réactions imprévisibles de son corps à chaque tentative de reprise. À chaque effort, une nouvelle alerte apparaissait, empêchant toute continuité et rendant le processus de guérison bien plus long et incertain que prévu au départ.
Une blessure imprévisible qui a tout changé
Curry a reconnu que le plus difficile avait été de comprendre la nature même de cette blessure. « Au début, c’était surtout mental, je ne connaissais pas assez ce problème et je pensais être absent une semaine, dix jours maximum. Mais à chaque fois que je revenais sur le terrain, il y avait une réaction », explique-t-il, évoquant une évolution bien différente de ce qu’il avait anticipé.
Il insiste aussi sur l’imprévisibilité du processus. « C’est une expérience différente de toutes mes autres blessures, il n’y a pas de calendrier clair. Chaque matin, la première chose à laquelle je pense, c’est comment ça se sent. Cette incertitude a été difficile à gérer », ajoute-t-il, soulignant la dimension mentale de cette période.
Malgré tout, le meneur se veut rassurant sur son état actuel. « Il n’y a rien de structurellement endommagé dans mon genou. Ce n’est pas comme si j’étais limité, mais c’est une nouvelle réalité. Je dois comprendre ce que je dois faire en dehors du terrain pour rester solide », confie-t-il, conscient que la gestion de son corps devient essentielle.
À 38 ans, cette situation marque un tournant dans sa carrière. Le staff adopte désormais une approche plus prudente, privilégiant la durée plutôt que le retour rapide. L’objectif est clair : éviter toute rechute et maximiser ses chances de rester performant sur la fin de saison. Avec Curry de retour, Golden State garde un espoir de prolonger son parcours via le play-in. Mais tout repose désormais sur sa santé.
