Par Rédaction | Sport
Dix ans après, Stephen Curry reste au centre d’un débat inattendu. Pas pour savoir s’il méritait son trophée, mais pour comprendre comment il a pu faire l’unanimité absolue. Une performance historique… dont un détail continue encore aujourd’hui de faire tiquer.
Lors de la saison 2015-16, Stephen Curry a tout simplement changé d’échelle. Avec 30,1 points de moyenne, une efficacité rare et une pluie de tirs à trois points, il a porté Golden State vers un bilan record de 73 victoires. Individuellement comme collectivement, peu de joueurs pouvaient rivaliser sur la durée d’une saison régulière aussi maîtrisée.
Face à lui, la concurrence n’était pourtant pas inexistante. LeBron James a livré une saison complète, tout comme Kawhi Leonard, dominant des deux côtés du terrain. Des performances solides, dignes d’un MVP certaines années, mais qui ont été éclipsées. Avec le recul, Danny Green ne conteste pas le vainqueur, mais questionne encore l’unanimité du vote.
Une unanimité qui interroge encore
Invité à revenir sur cette saison, Green n’a pas caché son incompréhension face à un vote aussi tranché. « Il tirait de manière incroyable, il méritait le MVP. Je ne dis pas le contraire, mais vous ne pouviez pas lui donner 98 votes ? Vous ne pouviez pas juste donner une voix à quelqu’un d’autre ? » Une réaction qui traduit moins une critique qu’un étonnement persistant.
Dans son raisonnement, Green convoque aussi une référence historique pour appuyer son propos. « Tu pensais qu’il était Wilt ? Je regarde ça maintenant et je me dis… mince. À l’époque, je savais qu’il allait gagner, mais je ne réalisais pas l’ampleur d’un MVP unanime. » Une manière de rappeler que même des saisons légendaires n’avaient jamais abouti à un tel consensus.
De son côté, Paul Pierce élargit le débat en s’attaquant directement au système de vote. « Pour moi, ils doivent changer qui vote. Je ne suis pas d’accord avec les votants actuels. Les joueurs devraient avoir plus de poids. » Une critique directe du rôle des médias dans ce type de récompense.
Pierce va même plus loin dans sa réflexion en proposant des ajustements concrets. « Sérieusement, ça ne peut pas être uniquement ces gens-là. Enlevez les coachs, certains dirigeants… donnez aussi une place à d’autres voix. » Une vision qui met en avant l’idée d’un vote plus représentatif, incluant davantage d’acteurs du jeu.
