Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Connue pour son franc-parler et son humour sans filtre, Isabelle Mergault a marqué le paysage médiatique français par des prises de position souvent tranchées. Disparue au début de l’année 2026, elle laisse derrière elle le souvenir d’une personnalité entière, qui n’hésitait jamais à dire ce qu’elle pensait. Et certaines de ses déclarations continuent de faire réagir, notamment lorsqu’elles visaient des figures emblématiques de la culture française dans son style pour le moins cash !
Figure incontournable des Grosses Têtes et de la bande à Laurent Ruquier, la regrettée Isabelle Mergault s’était imposée comme une voix à part, aux antipodes de la langue de bois. Le 23 septembre 2025, invitée dans une émission consacrée au cinquième anniversaire de la disparition de Juliette Gréco sur RTL, elle avait surpris en livrant un avis particulièrement acerbe sur celle que beaucoup considèrent comme une icône de la chanson française.
Au fil de l’émission, la comédienne avait expliqué n’avoir jamais ressenti la moindre admiration pour l’interprète de “Déshabillez-moi”, critiquant aussi bien son image que son positionnement artistique. Et fidèle à son style, elle n’avait pas mâché ses mots :
« C’est le genre de chanteuse qui a toujours été démodée, très rive gauche, très je refais le monde, elle a rien refait du tout. À part de se faire refaire la tronche… Je ne pouvais pas la saquer ! C’était une fausse gentille. Les fausses intellectuelles comme ça, je n’aime pas ».
Des propos qui avaient immédiatement suscité de vives réactions, tant ils allaient à l’encontre de l’image largement positive de Juliette Gréco. Mais pour Isabelle Mergault, l’authenticité passait avant toute forme de consensus, quitte à bousculer les hommages.
Présent également autour de la table, François Berléand avait d’ailleurs renchéri, évoquant lui aussi des souvenirs moins flatteurs de la chanteuse dans le milieu artistique :
« On ne peut pas dire qu’elle était sympathique. Sur la fin peut-être, mais vraiment au milieu, non. C’était une peste. Elle était connue dans le métier pour être une peste ».
Avec le recul, ces déclarations prennent une résonance particulière depuis la disparition d’Isabelle Mergault. Elles illustrent parfaitement son tempérament : direct, parfois dérangeant, mais toujours assumé.
Au-delà de la polémique, elles rappellent aussi une réalité souvent évoquée dans le monde du spectacle : l’écart entre l’image publique et les perceptions en coulisses. Jusqu’au bout, Isabelle Mergault aura revendiqué une liberté de ton totale, fidèle à elle-même, quitte à égratigner les légendes. Et nul doute que ses coups de gueule n’ont pas fini de nous manquer…
