Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Même loin des parquets depuis plus de vingt ans, Michael Jordan reste animé par la même obsession : gagner. Une mentalité qui continue de façonner son quotidien, bien au-delà du basket.
Ce trait de caractère ne s’est jamais limité à ses années NBA. Dès ses débuts, Michael Jordan transformait chaque situation en défi, alimenté par un besoin constant de compétition. Cette intensité, qui a forgé sa légende, ne s’est jamais éteinte avec le temps, trouvant simplement de nouveaux terrains d’expression après sa retraite sportive.
Après avoir tourné la page du basket en tant que joueur, puis dirigeant il y a quelques années, Jordan a cherché un nouvel espace pour canaliser cette énergie. Son passage comme propriétaire à Charlotte n’a pas apporté les résultats espérés, mais il a surtout confirmé une chose : pour lui, participer ne suffit jamais, il faut dominer.
Une obsession qui dépasse le sport
Dans une rare prise de parole suite à une interview, Jordan a lui-même résumé cette mentalité. « Je pense que je suis maudit. Maudit avec ce gène de compétiteur : quoi que je fasse, même m’habiller, je dois le faire avant ma femme. Je suis maudit. » Une confession qui illustre à quel point cette logique de défi permanent structure encore son quotidien.
Cette mentalité s’exprime aujourd’hui pleinement dans un nouvel univers : la NASCAR. En co-fondant 23XI Racing avec Denny Hamlin, Jordan a retrouvé un environnement où la compétition est totale, stratégique et constante. Fidèle à lui-même, il ne s’est pas contenté d’y participer, mais a cherché à influencer et transformer le système.
Son implication s’est même étendue au-delà de la piste, notamment à travers un combat juridique majeur visant à rééquilibrer les règles économiques du championnat. Là encore, l’objectif n’était pas seulement personnel, mais global : imposer une vision plus juste, quitte à prendre des risques importants pour y parvenir.
Aujourd’hui encore, que ce soit dans les affaires ou les médias, Jordan reste fidèle à cette identité. Le terrain a changé, les enjeux aussi, mais le moteur est intact. Cette compétitivité presque obsessionnelle, qu’il décrit lui-même comme une “malédiction”, est aussi ce qui continue de définir chacun de ses choix.
