Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Stephen Curry aborde une nouvelle fois le play-in avec les Warriors, dans une saison marquée par les blessures et les ajustements constants. Malgré un bilan négatif, le meneur reste focalisé sur l’essentiel : prolonger l’aventure le plus longtemps possible.
La saison des Warriors n’a jamais vraiment trouvé de stabilité. Entre absences répétées et rotations chamboulées, l’équipe a dû constamment s’adapter, sans jamais réussir à enchaîner durablement. Résultat, une dixième place à l’Ouest avec un bilan de 37-45, loin des standards habituels. Pourtant, tout reste encore possible grâce au format du play-in.
Pour espérer voir les playoffs, Golden State devra enchaîner deux victoires à l’extérieur, un défi de taille dans un contexte déjà fragile. Le premier rendez-vous aura lieu à l’Intuit Dome face aux Clippers, avant un éventuel second match décisif. Une situation tendue, mais qui laisse une porte entrouverte dans une saison jusque-là compliquée.
Une saison à part, marquée par les blessures
C’est justement dans ce contexte que Stephen Curry a pris la parole avec un mélange de lucidité et de légèreté. « Donc, on a été 10e deux fois maintenant ? » a-t-il lancé en souriant, avant d’ajouter, « oui, j’imagine… on en est reconnaissants maintenant, parce qu’on a un match, et peut-être un autre, pour garder la saison en vie ».
Le meneur ne cherche pas d’excuses, mais il insiste sur le contexte particulier vécu par l’équipe. « C’est une année vraiment unique dans sa façon de se dérouler, parce que ce n’est pas qu’on a sous-performé », explique-t-il, avant de préciser, « c’est juste que tellement de joueurs ont été blessés qu’on a dû changer notre approche et nos objectifs à un moment donné ».
Malgré les ajustements effectués, notamment à la trade deadline et avec les retours progressifs de certains joueurs, l’équilibre n’a jamais été totalement trouvé. Golden State a constamment navigué à vue, essayant de rester compétitif tout en gérant les imprévus. Une réalité qui rend cette qualification potentielle encore plus incertaine, mais aussi plus méritante.
Curry, lui, préfère retenir l’opportunité plutôt que les regrets. « On a essayé de ramener des joueurs à la deadline et de récupérer les blessés autant que possible », rappelle-t-il, avant de conclure simplement, « mais je suis vraiment impatient de jouer un autre match, c’est sûr ». Dans une saison chaotique, l’essentiel tient désormais en 48 minutes, peut-être un peu plus.
