Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Shaquille O’Neal voit grand pour Oklahoma City, mais pose déjà une limite claire. Selon lui, tout semble en place pour un nouveau titre… sauf face à un adversaire bien précis qui pourrait tout faire basculer.
Le Thunder impressionne par sa cohésion et sa profondeur. Autour de Shai Gilgeous-Alexander, le collectif fonctionne avec une fluidité rare, où chacun connaît parfaitement son rôle. Même avec des absences, l’équipe continue de performer, preuve d’un groupe solide et parfaitement structuré, capable de viser très haut sur la durée.
Les résultats confirment cette impression. Meilleure défense de la ligue, bilan dominant, constance tout au long de la saison : Oklahoma City coche toutes les cases d’un futur double champion. Une régularité impressionnante qui rappelle les grandes équipes capables d’enchaîner les titres sans réellement perdre leur identité collective.
Les Spurs, seul vrai obstacle selon Shaq
Pourtant, un nom revient immédiatement dans l’analyse de Shaquille O’Neal : les Spurs de Victor Wembanyama. « Il n’y a qu’une seule équipe qui me fait peur pour eux, ce sont les Spurs », affirme-t-il sans détour, avant d’ajouter « je pense qu’ils peuvent être champions s’ils ne les rencontrent pas », soulignant un danger bien identifié.
Ce constat ne sort pas de nulle part. Cette saison, San Antonio a su tenir tête à Oklahoma City, avec plusieurs victoires marquantes. Et surtout, l’équipe ne dépend pas uniquement de Victor Wembanyama : différents joueurs ont su prendre feu à tour de rôle, rendant leur attaque imprévisible.
Cette capacité à varier les menaces pose un vrai problème à une défense pourtant élite. Même en ciblant Wembanyama, les autres options offensives prennent le relais, sans pression apparente. Une dynamique qui montre que San Antonio ne se contente pas de rivaliser, mais peut réellement faire douter le champion en titre.
Shaq, lui, reste convaincu du potentiel du Thunder. « Ils sont ensemble. Peu importe qui joue ou non, ils restent soudés. Si tu veux gagner plusieurs titres, tu dois être uni », insiste-t-il. Mais dans toute quête de domination, il existe souvent un rival capable de tout compliquer — et aujourd’hui, ce rôle semble clairement appartenir aux Spurs.
