Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Magic Johnson reste une référence unique dans l’histoire NBA, pourtant son nom revient moins souvent dans le débat du GOAT. Une situation qui interroge, surtout pour ceux qui ont vu son impact réel sur le jeu et la victoire.
Dès son arrivée en NBA, Magic Johnson casse les codes. À une époque où les meneurs sont petits et rapides, lui impose son gabarit de 2m06 sans jamais perdre en fluidité. Sa première saison suffit à marquer les esprits, avec un titre et un trophée de MVP des Finales. Un exploit rarissime, encore inégalé aujourd’hui, qui pose immédiatement les bases d’une carrière hors norme.
Au-delà des trophées, c’est surtout sa manière de jouer qui fascine. Vision, créativité, capacité à rendre ses coéquipiers meilleurs, Johnson transforme le rôle de meneur. Il devient un modèle pour toute une génération, dont Reggie Miller. L’ancien shooteur d’Indiana a grandi en observant ce style unique, qui mélange spectacle et efficacité, et qui a profondément influencé sa compréhension du jeu.
Une légende parfois oubliée dans le débat
Des années plus tard, Reggie Miller regrette que le nom de Magic Johnson soit moins cité que ceux de Michael Jordan, LeBron James ou Kobe Bryant. Pour lui, l’impact de Johnson sur la gagne reste sous-estimé, surtout par les nouvelles générations qui ne l’ont pas vu jouer au quotidien, comme il le résume simplement : « Je pense que Magic est souvent oublié… les gens ne comprennent pas à quel point il était grand, pas juste bon, mais vraiment grand dans sa capacité à gagner des matchs ».
Dans le même échange, Miller va encore plus loin en expliquant qu’il choisirait Magic avant certains noms modernes pour construire une équipe. Une déclaration qui peut surprendre, mais qui s’appuie sur une logique simple, celle d’un joueur capable d’organiser, de sublimer et de faire gagner sans monopoliser le jeu.
De son côté, Magic reste fidèle à son propre classement. Il place Michael Jordan au sommet, tout en reconnaissant la grandeur de LeBron James ou encore Bill Russell. Son regard, forgé par l’expérience directe, donne encore plus de poids à cette hiérarchie souvent débattue.
Cette admiration est d’ailleurs réciproque, puisque Jordan lui-même a souvent salué l’héritage de Johnson. Au final, même si le débat du GOAT reste ouvert, une évidence persiste avec le temps, difficile à ignorer pour ceux qui connaissent vraiment l’histoire du jeu.
