Thierry Lhermitte encore agacé contre les Français 50 ans après ‘Les Bronzés’ : « Les gens n’ont pas compris…

Thierry Lhermitte
France TV

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Près d’un demi-siècle après sa sortie, Les Bronzés continue d’occuper une place à part dans la culture populaire française. Répliques cultes, personnages devenus mythiques et rediffusions incessantes : le film de la troupe du Splendid est aujourd’hui considéré comme un classique absolu de la comédie française. Pourtant, pour Thierry Lhermitte, tout n’a pas toujours été aussi simple autour du long-métrage.

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Figure majeure du Le Splendid, Thierry Lhermitte a vu sa carrière exploser à la fin des années 1970 grâce au succès des Bronzés, réalisé par Patrice Leconte. Mais derrière le triomphe populaire qui s’est construit avec le temps, l’acteur garde le souvenir d’un énorme malentendu autour de l’humour du film et de son personnage de Popeye.

Dans un entretien accordé à La Tribune, le comédien revenait d’abord sur les conséquences paradoxales de cette image populaire, expliquant que son physique lui avait parfois fermé certaines portes après les succès du Splendid :

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« Je pense que mon physique m’a plutôt desservi. Après « Le Père Noël » et « Les Bronzés », Gérard a immédiatement eu des propositions de rôles. Parce qu’en dehors de son talent exceptionnel il avait un physique remarquable, celui d’un petit bonhomme à moustache.

Quant à moi, il m’a fallu plus de temps, car je n’ai jamais voulu jouer des rôles de séducteur au premier degré. J’en étais incapable. Popeye, c’était un crétin, un imbécile. Et c’est amusant de jouer un imbécile. Être acteur, c’est accepter d’être ridicule, surtout en comédie. »

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Mais c’est surtout la réception du film à sa sortie qui continue visiblement de frustrer Thierry Lhermitte. Selon lui, une grande partie du public de l’époque n’avait pas saisi le second degré omniprésent dans l’écriture des personnages. Toujours dans les colonnes de La Tribune, l’acteur expliquait ainsi :

« C’est le plus grand malentendu sur moi, l’interprétation de ce film. Personne n’avait compris le second degré de nos personnages. Un tiers pensait que l’on se moquait du Club Med, un autre tiers trouvait normal et n’était pas choqué que Popeye puisse peser les gonzesses, et le dernier nous traitait de beauf. Ce malentendu a persisté très longtemps. »

Avec les années, Les Bronzés a pourtant fini par devenir une référence incontournable du cinéma français, au point d’être régulièrement redécouvert par de nouvelles générations. Mais pour Thierry Lhermitte, ce succès tardivement compris rappelle surtout qu’un humour basé sur la caricature et le second degré peut parfois être interprété très différemment selon les époques et les regards du public.

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