Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Depuis plusieurs années, Caroline Roux s’est imposée comme l’une des journalistes politiques les plus respectées du paysage audiovisuel français. À la tête de plusieurs émissions majeures du service public, elle est reconnue pour son sérieux, sa rigueur et son sens de l’interview. Pourtant, malgré ce professionnalisme salué, certains téléspectateurs semblent parfois davantage focalisés sur son apparence physique que sur son travail.
À 53 ans, Caroline Roux continue d’incarner une figure incontournable de l’information politique à la télévision. Très discrète sur sa vie privée, la journaliste préfère généralement mettre en avant son métier plutôt que son image. Mais son style assumé, notamment ses célèbres talons aiguilles, attire régulièrement l’attention du public.
Figure majeure du journalisme politique français, Caroline Roux n’a jamais caché son goût pour une élégance affirmée à l’écran. Depuis le début de sa carrière, la présentatrice revendique pleinement sa féminité dans un univers longtemps considéré comme très masculin. Un choix qu’elle assume totalement, notamment à travers les tenues et les chaussures qu’elle porte à l’antenne. Elle expliquait ainsi dans les colonnes de Madame Figaro :
« J’ai toujours été juchée sur des talons aiguilles, hauteur 10cm. Depuis le tout début de ma carrière de journaliste politique, j’ai assumé de les mettre en scène, assise sur un tabouret haut. Je trouvais que cela produisait une belle silhouette graphique. Il y avait aussi un côté un peu militant de ma part dans le fait de montrer ma féminité dans un univers qui se voulait masculin. Et même lorsque j’étais reporter à la radio et que je courais avec mon enregistreur Nagra, j’étais juchée sur des stilettos pailletés. J’adorais le bruit qu’ils faisaient dans la rue. »
Mais cette attention portée à son apparence entraîne aussi certains commentaires parfois insistants de la part de téléspectateurs, pour ne pas dire davantage. Un phénomène que Caroline Roux reconnaît avoir du mal à comprendre.
« Oui, et j’avoue que ça me dépasse un peu… »
Au-delà de ces remarques, la journaliste affirme toutefois vivre cette période de sa vie avec beaucoup de sérénité. Dans un entretien accordé à La Tribune, Caroline Roux évoquait notamment son rapport au temps qui passe et son état d’esprit à l’approche de la cinquantaine.
« Je le vis très bien. Vieillir est une chance, et quand je raconte ça à mes copines elles me disent que je suis totalement décérébrée. J’ai ce sentiment que la vie est une urgence et je préfère mourir fatiguée que de m’arrêter sur le passé. Les personnes qui se figent sur les albums de photos de famille m’angoissent terriblement. »
Très épanouie dans sa vie personnelle comme professionnelle, Caroline Roux estime également que cet équilibre lui permet d’aborder les critiques avec beaucoup plus de recul. La journaliste attribue notamment cette stabilité à l’éducation reçue de ses parents.
« Comme je suis très bien dans ma vie, je n’ai rien à régler avec moi-même. Probablement grâce à mes parents, qui m’ont apporté beaucoup d’amour. »
Entre élégance assumée, exigence journalistique et sérénité personnelle, Caroline Roux continue donc de tracer son chemin sans se laisser perturber par les remarques déplacées. Une assurance qui contribue aussi à faire d’elle l’un des visages les plus appréciés du service public.
