Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Derrière la relation mythique entre Johnny Hallyday et Sylvie Vartan, beaucoup ont longtemps imaginé des tensions persistantes entre la chanteuse et Tony Scotti, son mari depuis plusieurs décennies. Pourtant, la réalité est bien plus apaisée que les fantasmes de rivalité. L’homme d’affaires et producteur américain a même développé avec le “Taulier” une relation faite de respect, parfois ponctuée de piques pleines d’humour.
Installé aux côtés de Sylvie Vartan depuis des années, Tony Scotti a dû composer avec le passé très médiatisé de sa femme et la place importante qu’a occupée Johnny Hallyday dans sa vie. Mais loin de toute jalousie, il décrit au contraire une entente étonnamment fluide entre eux. Dans les colonnes du Figaro, il confiait :
« À cette époque-là, Johnny téléphonait tout le temps à Sylvie. Il avait besoin de ses conseils. Il avait beaucoup de respect pour elle. Sylvie s’est toujours beaucoup inquiétée pour lui. Je n’ai jamais été jaloux ou eu peur de Johnny. J’étais comme un grand frère pour lui. C’était un super gars. »
Une relation également nourrie par leur passion commune pour la musique et le monde du spectacle, qui facilitait les échanges entre les deux hommes :
« On s’entendait à merveille car on partageait les mêmes goûts pour la musique. Comme j’ai travaillé avec beaucoup de légendes, il adorait que je lui raconte des anecdotes sur Tina Turner, sur Barbra Streisand… »
Mais une scène en particulier résume à elle seule l’équilibre singulier de cette relation. Un échange teinté d’humour, où Tony Scotti rappelle subtilement sa place sans provoquer de conflit avec Johnny Hallyday :
« Une fois, à la maison, Johnny m’a dit en regardant Sylvie : “Tu sais, c’était ma femme”… Je lui ai dit : “Mais maintenant, c’est la mienne !” (rires) »
Sylvie Vartan a elle-même confirmé cette entente rare, loin de toute rivalité :
« Tony aimait beaucoup Johnny et vice-versa. Il l’a même fait tourner dans un film Le Triangle de fer. Nous étions tous partis ensemble au Sri Lanka. »
Avec le recul, cette relation à trois illustre surtout une forme de maturité et de respect mutuel, où chacun a su trouver sa place sans conflit durable.
