Disparu il y a 27 ans, un proche d’Elie Kakou honnête sur son comportement dans le privé : « C’était un…

Elie Kakou
INA (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Près de trois décennies après sa disparition, Élie Kakou continue d’occuper une place à part dans le cœur du public français. L’humoriste, décédé en juin 1999 à l’âge de 39 ans, a laissé derrière lui des personnages devenus cultes et un style immédiatement reconnaissable. Mais au-delà de l’artiste, ceux qui l’ont côtoyé au quotidien gardent également le souvenir d’un homme aux qualités humaines remarquées.

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Figure incontournable de l’humour français des années 1990, Élie Kakou a marqué toute une génération grâce à son énergie débordante et à ses créations inoubliables, à commencer par la célèbre Madame Sarfati. Né à Nabeul, en Tunisie, puis installé en France, il a connu une ascension fulgurante avant que la maladie ne vienne brutalement interrompre son parcours. Vingt-sept ans après sa mort, son influence reste pourtant intacte auprès de nombreux artistes.

À l’approche de ce qui aurait été son 66e anniversaire, le 12 janvier 2026, plusieurs personnalités ayant croisé sa route ont accepté d’évoquer leurs souvenirs. Tous dressent le portrait d’un artiste hors norme, dont le talent continue de faire référence dans le paysage humoristique français.

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Parmi eux, Gad Elmaleh, aujourd’hui l’un des humoristes les plus populaires de sa génération, avait travaillé à ses côtés avant de connaître le succès. Dans des propos relayés par Le Figaro, il avait souligné l’impact exceptionnel d’Élie Kakou sur scène :

« Avant même un premier joke, il faisait éclater de rire le public. Tout était dans l’attitude. Ce génie a apporté quelque chose qui n’existe plus et encore moins avec le stand-up : le comique immédiat, ce que les Anglo-Saxons appellent ‘funny bones’. »

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L’admiration pour l’ancien humoriste dépasse largement le cercle de ses contemporains. Figure appréciée du public, Camille Lellouche a également évoqué l’influence déterminante qu’il a exercée sur sa propre carrière artistique :

« L’humour d’Élie est fédérateur et il n’est jamais méchant. Il représente tout pour moi. Lui puis Gad m’ont donné envie de créer des personnages. Les sketchs d’Élie passent de génération en génération. Dès que ma fille sera suffisamment grande, je les lui montrerai. »

Mais c’est sans doute le témoignage de Patrick Niedo, son ancien assistant, qui offre l’éclairage le plus personnel sur l’homme qu’était Élie Kakou loin des projecteurs. Celui qui a partagé son quotidien a décrit un artiste profondément attaché aux autres et dépourvu de toute forme de prétention :

« C’était un vrai gentil et généreux. En tournée, il traitait tout le monde sur un pied d’égalité. Chez les Kakou, fratrie marseillaise de dentistes et de pharmaciens, Élie était diplômé de prothésie dentaire. Il était très habile de ses mains. Aux anniversaires, il offrait une caricature de la personne en pâte à modeler. »

Ce portrait intime contraste avec l’image parfois exubérante que l’artiste pouvait renvoyer sur scène. Derrière les personnages hauts en couleur et les éclats de rire se trouvait un homme apprécié pour sa simplicité, son sens du partage et sa générosité envers son entourage.

Vingt-sept ans après sa disparition, les souvenirs de ses proches continuent ainsi d’alimenter la mémoire collective. Plus qu’un immense humoriste, Élie Kakou apparaît encore aujourd’hui comme une personnalité profondément humaine, dont l’héritage artistique et les qualités personnelles continuent de marquer ceux qui l’ont connu comme ceux qui découvrent son œuvre.

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