Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Révélée très jeune au grand public, Louane s’est imposée comme l’une des voix les plus populaires de la scène musicale française. Depuis ses débuts dans The Voice, la chanteuse a construit une carrière solide tout en gardant une forme de pudeur sur sa vie personnelle. Mais lorsqu’elle accepte de se livrer, ses confidences se distinguent souvent par une sincérité brute.
Figure majeure de la nouvelle génération de la chanson française, Louane a toujours entretenu un lien très intime avec son corps et son histoire personnelle. Ce rapport particulier s’est notamment traduit très tôt par un intérêt marqué pour les tatouages, devenus au fil du temps une véritable signature esthétique et émotionnelle. Mais ses premiers essais remontent à l’adolescence, dans des conditions qu’elle juge aujourd’hui avec beaucoup de recul.
C’est dans les colonnes de Psychologies que la chanteuse est revenue sur cette première expérience, vécue à seulement 16 ans. Un moment d’expérimentation personnelle qu’elle raconte sans détour, consciente du caractère risqué de la démarche :
« Mon premier tatouage ? Je me le suis fait toute seule, à 16 ans, dans ma chambre d’internat. J’ai fait ça à l’aiguille et à l’encre de Chine. Je déconseille, pour l’hygiène, ce n’est pas top. On dit qu’il faut bien réfléchir avant de se tatouer, parce que c’est irréversible. Et je suis d’accord. Mais je ne le fais pas. »
Avec le recul, Louane assume pleinement cette impulsivité adolescente, qu’elle considère comme une partie intégrante de sa construction personnelle. Loin de renier cette période, elle y voit une manière instinctive d’exprimer ses émotions, parfois sans filtre ni réflexion préalable.
Dans le même entretien, elle précisait d’ailleurs sa relation très personnelle à l’encrage sur la peau, qu’elle relie directement à ses états émotionnels et à son vécu :
« Moi, je marche à l’émotion, au coup de tête, et tout ce que je vis, que ce soit cool ou douloureux, j’ai besoin que ça se retrouve sur ma peau. Peut-être que c’est de l’exhibitionnisme, ou mon côté drama queen ? »
Aujourd’hui, la chanteuse compterait de nombreux tatouages, chacun associé à une étape de sa vie ou à une personne importante. Parmi eux, certains rendent hommage à ses proches et notamment à sa fille, dont la naissance a profondément marqué son parcours. Elle expliquait encore :
« À la minute où ma fille est née, j’ai voulu qu’elle soit ancrée en moi. Ce tatouage, c’est le premier que j’ai fait pour elle : son prénom, dans un ex-voto, parce qu’elle est l’amour de ma vie. Qu’elle a changé ma vie. Et que j’ai un bout de tous les gens que j’aime sur moi : ceux qui sont là, ceux qui sont partis, mes parents, je les tatoue pour les garder près de moi. »
À travers ces confidences, Louane dévoile une vision très personnelle de son corps et de son histoire. Entre impulsivité adolescente et construction émotionnelle assumée, elle continue de transformer ses expériences en empreintes durables, dessinant peu à peu une autobiographie gravée dans la peau.
