La quantité de cigarettes à peine croyable fumée par Jean Gabin, mort à 72 ans : « Par jour…

Jean Gabin
INA (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Icône absolue du cinéma français, Jean Gabin a incarné pendant des décennies une forme de charisme brut et d’autorité naturelle à l’écran. Derrière cette image de solidité, presque mythifiée, se cache pourtant une réalité plus contrastée, marquée par des habitudes de vie particulièrement excessives. Des confidences familiales permettent aujourd’hui de mesurer l’ampleur de ces excès, notamment en ce qui concerne sa consommation de tabac.

Publicité

Figure majeure du septième art hexagonal, Jean Gabin a traversé l’âge d’or du cinéma français en imposant une présence unique, souvent associée à des personnages de hommes forts, taciturnes et profondément ancrés dans le réel. Surnommé “le Patron”, l’acteur représentait une certaine idée de la virilité à la française. Mais loin des plateaux de tournage, son quotidien était aussi marqué par des habitudes bien plus destructrices, notamment une consommation de cigarettes hors norme.

C’est son fils, Mathias Moncorgé, qui a levé le voile sur cette dépendance, dans un entretien accordé à Télé Star. Il y revient sans détour sur l’intensité de cette habitude ancrée dans le quotidien de l’acteur :

Publicité

« Papa fumait quatre paquets de cigarettes par jour… »

Un chiffre particulièrement frappant, qui illustre une époque où le tabac était omniprésent dans les milieux artistiques et sociaux, et où de telles consommations étaient davantage banalisées qu’aujourd’hui. De nombreuses figures du cinéma et de la musique de la même génération partageaient d’ailleurs des habitudes similaires, reflétant une autre relation au tabac dans la société de l’époque.

Publicité

Pour autant, Jean Gabin ne s’est pas éteint des suites d’une pathologie directement liée à cette consommation. L’acteur est décédé en 1976, à l’âge de 72 ans, emporté par une leucémie, loin de l’image d’une fin spectaculaire, mais dans une forme de discrétion fidèle à son tempérament.

Au-delà de cette habitude impressionnante, son fils a également décrit un homme bien différent de son image publique, loin de la seule figure dure et impassible du grand écran. Mathias Moncorgé ajoutait :

« C’était un éternel inquiet ! Pour nous, bien sûr, mais aussi pour ses chevaux, ou quand il ne recevait pas sa déclaration d’impôts ! Son amour était fort, mais pas démonstratif. Et il voulait que l’on bosse pour avoir un travail. Avec les femmes ? Traditionnel, mais pas misogyne. Papa était prévenant »

À travers ces confidences, se dessine le portrait d’un homme plus complexe qu’il n’y paraît, entre mythe du cinéma français et réalité intime faite de contradictions, d’excès et de sensibilité. Une dualité qui continue de nourrir la légende Jean Gabin, bien au-delà de ses rôles les plus célèbres.

Pop culture