Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Près d’un demi-siècle après la disparition de Claude François, les témoignages à son sujet continuent de se multiplier. Si certaines anciennes connaissances dressent un portrait très critique de l’artiste, Sheila, qui l’a bien connu au sommet de sa carrière, livre une vision bien différente. Sans nier son caractère bien trempé, elle insiste sur les qualités humaines de celui qui fut l’une des plus grandes stars de la chanson française.
Dans les années 1970, Sheila et Claude François dominaient les classements musicaux et fréquentaient régulièrement les mêmes plateaux de télévision. Une proximité qui permet aujourd’hui à la chanteuse d’apporter son propre regard, alors que plusieurs témoignages récents ont relancé les débats autour de la personnalité de Cloclo.
Interrogée par VSD, Sheila reconnaît volontiers que le chanteur n’était pas toujours simple à vivre, mais refuse de résumer l’homme à ses défauts. Et ne compte pas sur elle pour rejoindre celles qui traînent l’artiste dans la boue ces dernières années :
« Il ne m’a jamais lâchée. C’était un casse-couilles oui, c’était un type toujours en retard, oui, qui avait un caractère de cochon, oui. Mais il avait tellement d’autres qualités… C’était un mec qui avait beaucoup de talent, un avant-gardiste. C’est comme Michael Jackson, il y a des gens qui l’ont sali après sa mort. Claude François n’était certes pas parfait, mais je peux vous dire que c’était un fidèle en amitié. »
Des propos qui contrastent avec ceux de plusieurs personnalités, dont Stone ou Sophie Darel, qui ont récemment évoqué des comportements déplacés voire prédateurs de la part du chanteur.
Pour Sheila, cependant, ces critiques ne doivent pas faire oublier l’artiste qu’était Claude François. Elle retient avant tout un perfectionniste, doté d’un immense sens du travail et d’une fidélité sincère envers ses proches. La chanteuse rappelle également qu’il lui avait, à l’époque, prodigué plusieurs conseils concernant sa relation avec Ringo, preuve selon elle de son attachement.
À travers ce témoignage, Sheila livre ainsi un portrait plus nuancé de Claude François. Si elle ne cherche pas à occulter son tempérament difficile, elle estime que ses qualités d’artiste et d’ami méritent elles aussi d’être rappelées, plusieurs décennies après sa disparition.
