Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
À l’antenne, Léa Salamé affiche une assurance qui fait d’elle l’une des journalistes les plus redoutées du paysage audiovisuel français. Pourtant, la présentatrice de 46 ans reconnaît avoir longtemps entretenu un rapport compliqué avec son apparence. Des complexes qu’elle n’a jamais cherché à cacher et qu’elle évoque aujourd’hui avec beaucoup de recul.
Figure incontournable de France Télévisions et de France Inter, Léa Salamé s’est imposée grâce à son franc-parler et à son exigence journalistique. Mais lorsqu’elle a fait ses premiers pas à la télévision, la Franco-Libanaise explique ne pas se sentir en adéquation avec les standards de beauté souvent associés au petit écran. Une période durant laquelle elle a dû apprendre à accepter son image.
Au fil des années, la journaliste dit avoir changé de regard sur son physique. Dans un entretien accordé à Marie Claire, elle revenait sans détour sur les trois aspects de son apparence qui l’ont longtemps complexée, tout en expliquant avoir fini par les assumer. Dans les colonnes de Marie Claire, elle confiait :
« J’ai appris à être à l’aise avec ma gueule, mon corps. J’ai les dents en avant, le nez un peu long, des kilos en trop. Je l’accepte. Lorsque ma mère m’a emmenée, petite, chez l’orthodontiste, il a rétorqué que mon sourire ferait mon charme… Il avait raison. »
Cette acceptation ne s’est toutefois pas faite du jour au lendemain. À ses débuts sur Public Sénat, Léa Salamé raconte avoir souffert des comparaisons avec d’autres journalistes correspondant davantage aux critères esthétiques traditionnels de la télévision. Auprès de Libération, elle expliquait :
« Lorsque j’ai commencé sur Public Sénat, je n’avais pas la gueule de l’emploi. J’étais blessée d’être comparée aux beautés blondes aux yeux clairs… Mais comme disait Cocteau : “Ce qu’on te reproche, cultive-le, c’est toi”. »
Avec le temps, celle qui anime aujourd’hui plusieurs émissions phares a fini par faire de ce qu’elle considérait autrefois comme des défauts une véritable force. Son visage et sa personnalité sont désormais devenus indissociables de son identité médiatique.
En choisissant d’évoquer ouvertement ses anciens complexes, Léa Salamé montre que la confiance en soi se construit progressivement. Une manière aussi de rappeler que les particularités que l’on perçoit parfois comme des défauts peuvent, avec le temps, devenir une véritable signature.
