Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Depuis la disparition de Johnny Hallyday en décembre 2017, Laeticia Hallyday n’a pas seulement dû faire face au deuil. L’épouse du rockeur s’est également retrouvée confrontée à un dossier fiscal particulièrement complexe, qui a nécessité plusieurs années de négociations et d’importants sacrifices financiers. Une situation dont elle parle désormais avec une franchise inhabituelle.
Figure incontournable des dernières années de Johnny Hallyday, Laeticia Hallyday a hérité de la gestion du patrimoine laissé par le chanteur. Derrière l’immense héritage artistique du Taulier se cachait également une dette fiscale colossale, répartie entre la France et les États-Unis. Une charge qu’elle affirme avoir assumée depuis plusieurs années afin d’assainir la situation.
Invitée sur le plateau de BFM TV en 2024, Laeticia Hallyday était revenue sans détour sur ce qu’elle décrivait comme le plus lourd dossier auquel elle ait dû faire face depuis la disparition de son mari. Et pour la première fois, elle avouait noir sur blanc qu’un « fardeau » lui avait été laissé par son homme :
« Je me suis engagée à rembourser la dette qu’a laissée Johnny, qui est une dette fiscale compliquée, vertigineuse, énorme, colossale. Johnny m’a laissé un fardeau. Une partie des discussions se fait avec les Etats-Unis, car on leur a payé une grosse somme d’impôts. Et la France réclame ces impôts. »
Selon les informations publiées ces derniers mois, cette dette s’élevait à environ 35 à 36 millions d’euros. Pour faire face à cette situation, plusieurs biens du patrimoine de Johnny Hallyday ont dû être vendus, tandis que des négociations ont été engagées avec les administrations fiscales des deux pays. Le magazine Capital détaillait ainsi l’état d’avancement de ce remboursement :
« Sur la dette fiscale de 36 millions d’euros laissée par Johnny, sa veuve en a désormais remboursé 26 millions en France, plus une partie aux Etats-Unis, selon nos informations. Et ce, en comptant les 8 millions d’euros issus de la cession de la maison de Marnes-la-Coquette. Bien moins que le montant demandé lors de la mise en vente du bien, le mois suivant le décès du chanteur, en janvier 2018, supérieur à 30 millions d’euros. »
Au fil des années, Laeticia Hallyday a donc dû conjuguer la préservation de l’héritage artistique du chanteur avec une longue bataille administrative et financière. Entre ventes immobilières, accords fiscaux et restructuration du patrimoine, elle affirme avoir consacré une grande partie de son énergie à régler ce dossier.
Plus de sept ans après la disparition de Johnny Hallyday, cette dette reste l’un des aspects les plus méconnus de l’après-Hallyday. Un héritage bien différent de l’image laissée par le rockeur, qui a donné des sueurs froides à Laeticia, mais qui lui permet aujourd’hui, enfin, de basculer vers l’avenir.
