Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
LeBron James ne semble plus accorder d’importance aux critiques qui accompagnent chacune de ses décisions. Pour Richard Jefferson, le King est arrivé à un moment de sa carrière où seule compte encore son envie de jouer.
Depuis plus de vingt ans, chaque grande décision de LeBron James déclenche d’innombrables débats. Son départ pour le Heat en 2010, son retour à Cleveland, son arrivée aux Lakers puis son choix de rejoindre les 76ers ont tous été disséqués, critiqués ou salués, faisant de lui l’un des sportifs les plus scrutés de sa génération.
À l’approche de ses 42 ans, la situation semble pourtant avoir changé. Richard Jefferson estime que son ancien coéquipier n’essaie plus de convaincre ses détracteurs ni de protéger son héritage. Selon lui, LeBron privilégie désormais ce qui lui procure encore du plaisir : continuer à jouer au plus haut niveau tant qu’il en est capable.
Richard Jefferson estime que LeBron ne pense plus à son héritage
Pour Richard Jefferson, la passion du jeu reste aujourd’hui la principale motivation de LeBron James. L’ancien ailier estime qu’il serait impossible de continuer à évoluer au plus haut niveau à cet âge sans éprouver un véritable plaisir à jouer. « L’amour du jeu est la chose la plus importante. On ne peut pas avoir envie de jouer au basket à plus de 40 ans si on n’aime pas profondément ce sport. Si on se préoccupe uniquement de son héritage… L’héritage, c’est ce que les autres pensent de vous. »
Jefferson estime justement que cette prise de recul offre une forme de liberté. À ses yeux, LeBron James n’a plus besoin de modeler ses choix pour satisfaire les critiques ou tenter d’améliorer son image auprès du public.
« L’une des choses les plus libératrices, c’est de se dire : « Je vais faire ce que j’ai envie de faire, et je me fiche de ce que les autres pensent de moi. » Point final. L’héritage, c’est ce que les autres pensent de vous. Donc si vous vous moquez de leur opinion, alors la question de l’héritage disparaît, et vous pouvez simplement jouer au basket, prendre du plaisir et continuer à rivaliser au plus haut niveau. »
Les débats autour de son arrivée à Philadelphie ne devraient pourtant pas s’arrêter de sitôt. Plusieurs observateurs, dont Charles Barkley, ont déjà critiqué le choix du King de rejoindre un effectif aussi ambitieux. Pour Jefferson, cela ne change toutefois rien : LeBron semble désormais privilégier son bonheur sur le terrain plutôt que le jugement extérieur.
