Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Mike Dunleavy Jr. commence à subir la comparaison avec Bob Myers. Après un nouvel été discret des Warriors, Matt Barnes estime que le dirigeant n’a pas suffisamment renforcé Stephen Curry pour relancer Golden State.
À la tête du front office depuis le départ de Bob Myers en 2023, Mike Dunleavy Jr. a déjà réalisé quelques mouvements importants, dont l’arrivée de Jimmy Butler. Mais les Warriors n’ont pas retrouvé leur place parmi les meilleures équipes de l’Ouest, et leur dernière intersaison n’a pas vraiment changé cette impression.
Avec Stephen Curry proche de ses 38 ans, Draymond Green et Jimmy Butler également sur la fin de leur carrière, le temps devient pourtant une donnée essentielle. Golden State a surtout conservé son noyau et complété l’effectif avec des renforts modestes, alors que plusieurs supporters espéraient une opération beaucoup plus ambitieuse.
Matt Barnes met la pression sur Mike Dunleavy Jr.
Barnes estime que la comparaison avec Myers commence forcément à peser. « Bob Myers a laissé de très grandes chaussures à remplir, et Dunleavy n’a pas vraiment fait bouger les choses. Steph approche des 38 ans, Draymond en a 36, Jimmy en a 36 et revient d’une rupture du ligament croisé. Ils n’ont pas fait de mouvements. »
L’ancien joueur des Warriors fait surtout référence au manque de renforts majeurs pendant l’été. Malgré la présence de plusieurs grands noms sur le marché, Golden State n’a pas réussi à attirer une nouvelle superstar et a finalement ajouté Yaxel Lendeborg, Georges Niang et Brandon Williams autour d’un groupe largement similaire à celui de la saison précédente.
La situation devient d’autant plus sensible que Curry reste capable d’évoluer à un très haut niveau. Chaque saison sans véritable progression du roster peut donc être perçue comme une occasion perdue de maximiser la fin de sa carrière, surtout dans une conférence Ouest où plusieurs concurrents ont continué à se renforcer.
Barnes ne dit pas encore que Dunleavy doit être remplacé, mais son message place clairement le dirigeant sous pression. Myers avait construit puis entretenu une dynastie pendant plusieurs années. Son successeur doit désormais prouver qu’il peut lui aussi effectuer les mouvements capables de prolonger la fenêtre de titre autour de Curry.
