Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
San Antonio rêve de construire quelque chose de durable autour de Victor Wembanyama, et Stephon Castle comme Dylan Harper pensent déjà savoir pourquoi ce groupe peut éviter certaines erreurs du passé.
Après avoir atteint les Finales NBA dès la saison dernière, les Spurs ne sont plus seulement une jeune équipe prometteuse. Victor Wembanyama, Stephon Castle, Dylan Harper et De’Aaron Fox forment désormais un noyau capable de viser très haut, avec l’ambition de rester compétitif pendant plusieurs années plutôt que de connaître une réussite éphémère.
Cette situation rappelle forcément le Thunder du début des années 2010, qui avait réuni Kevin Durant, Russell Westbrook et James Harden avant de voir ce trio se séparer. Castle et Harper pensent pourtant que San Antonio possède un élément essentiel pour éviter le même scénario : une absence d’ego au sein d’un groupe où beaucoup de joueurs pourraient pourtant réclamer davantage.
Stephon Castle pointe la différence entre les Spurs et l’ancien Thunder
Castle explique : « Parce qu’on n’a pas d’ego. Eux avaient de très gros egos dans ce vestiaire, vraiment très gros. » Harper partage exactement cette lecture : « C’est pour ça qu’on est aussi bons. On a huit joueurs dans cette équipe et, si chacun avait un ego, on ne pourrait jamais fonctionner ensemble. » Une mentalité qu’ils considèrent essentielle pour durer.
Pour les deux jeunes guards, la capacité à accepter les sacrifices compte donc autant que le talent brut. San Antonio dispose déjà de nombreux joueurs capables de créer, scorer ou réclamer un rôle important, mais le fonctionnement collectif repose justement sur une répartition des responsabilités qui évite de transformer cette profondeur en concurrence permanente.
Le contexte rend cette réflexion encore plus intéressante après le parcours réalisé la saison dernière. Les Spurs ont éliminé Oklahoma City avant de tomber face aux Knicks en Finales, tout en s’appuyant sur un noyau extrêmement jeune. Wembanyama n’a que 22 ans, Castle 21 et Harper 20, ce qui laisse théoriquement énormément de marge au groupe.
Rien ne garantit évidemment qu’un effectif aussi talentueux restera intact pendant des années, entre contrats, ambitions individuelles et décisions du front office. Mais Castle et Harper identifient déjà la cohésion comme leur principale protection. Après avoir atteint les Finales bien plus vite que prévu, San Antonio veut désormais éviter qu’un excès d’ego ne freine une trajectoire qui semble encore loin de son plafond.
