Par Rédaction | Sport
Marcus Smart s’est senti sous-évalué par les Lakers au moment de négocier son avenir, mais Draymond Green pense que la logique financière de la NBA explique en grande partie cette situation.
La saison dernière, Marcus Smart avait joué un rôle important à Los Angeles, notamment lorsque Austin Reaves était absent en playoffs. Malgré cela, les Lakers n’ont pas répondu à ses attentes contractuelles, poussant l’ancien Défenseur de l’année à rejoindre Houston pour deux ans et 12,4 millions de dollars.
Draymond Green comprend la frustration de Smart, mais rappelle qu’une bonne série de playoffs ne suffit pas à bouleverser la hiérarchie salariale. Pour lui, le problème vient surtout du statut contractuel avec lequel Smart était arrivé aux Lakers après son buyout.
Draymond Green comprend la frustration de Marcus Smart
Green résume la logique de la ligue : « Il a peut-être mieux joué qu’Austin Reaves en playoffs, mais ils ne vont pas lui donner l’argent d’Austin Reaves juste pour ça. Ce n’est pas comme ça que la NBA fonctionne. Smart voulait probablement plusieurs années, mais c’est très difficile d’obtenir ça à un gros montant quand tu arrives avec un contrat minimum. »
Le vétéran des Warriors estime que ce statut finit souvent par coller au joueur : « C’est toujours le problème quand tu prends un buyout. Ensuite, tu signes au minimum et il devient très difficile d’en sortir. Certains y arrivent, mais c’est compliqué de ne plus être considéré comme un joueur au minimum. »
Green tient néanmoins à défendre la saison réalisée par Smart. « Je suis d’accord avec Marcus Smart, il s’est arraché toute l’année. Sans lui, je ne sais pas où cette équipe des Lakers aurait terminé. Il a été l’un de leurs joueurs les plus réguliers. Donc je comprends ce qu’il veut dire. »
Los Angeles avait toutefois choisi une autre direction, centrée sur Luka Doncic et Austin Reaves, plus adaptés à son calendrier à long terme. Pour Green, le refus des Lakers n’était donc pas forcément un jugement sur le niveau de Smart. C’était surtout la conséquence d’une réalité contractuelle devenue difficile à renverser après son passage au salaire minimum.
