Par Rédaction | Sport
Gilbert Arenas estime que les comparaisons constantes avec Michael Jordan ont contribué à tendre la relation entre Kobe Bryant et Shaquille O’Neal jusqu’à leur séparation.
Pour Gilbert Arenas, la rupture du duo Kobe Bryant–Shaquille O’Neal ne s’explique pas seulement par leurs tensions personnelles. L’ancien All-Star pense que le discours médiatique autour de Michael Jordan a également joué un rôle important, en installant progressivement l’idée que Kobe devait gagner sans Shaq pour être pleinement reconnu parmi les plus grands.
À cette époque, Bryant possédait déjà trois bagues et était souvent présenté comme le successeur naturel de Jordan. Mais selon Arenas, le ton aurait changé au moment où les comparaisons sont devenues plus sérieuses : les critiques ont commencé à insister sur le fait que Kobe n’avait pas été MVP des Finales et qu’il évoluait derrière O’Neal dans la hiérarchie.
Gilbert Arenas pointe l’effet des comparaisons avec Michael Jordan
Arenas se souvient : « Kobe venait de gagner sa troisième bague et tout le monde disait qu’il était le prochain Michael Jordan. Puis le discours a changé : “Il n’a pas de Finals MVP, ce n’est pas le meilleur joueur, il ressemble davantage à Robin ou à Scottie Pippen.” C’est de là que tout ça est parti. »
Pour Arenas, ces critiques ont fini par minimiser la valeur des trois premiers titres de Bryant. « Ils ont pratiquement pris ses trois bagues pour dire qu’elles ne valaient pas les trois de Michael Jordan en tant que joueur principal et Finals MVP. Et Kobe devait se dire : “Vous ne disiez pas ça avant.” »
L’ancien joueur relie directement ce changement de perception aux tensions avec O’Neal. « C’est cet été-là que les problèmes entre Shaq et lui ont vraiment commencé, et Kobe s’est dit : “Non, maintenant ça doit être mon équipe.” » Peu après, O’Neal a quitté Los Angeles pour Miami, mettant fin à l’un des duos les plus dominants de l’époque.
Bryant a finalement remporté deux autres titres avec les Lakers en 2009 et 2010, cette fois comme figure centrale incontestable de l’équipe. Pour Arenas, cette suite de carrière a précisément répondu aux critiques qui entouraient ses trois premières bagues : Kobe avait désormais prouvé qu’il pouvait également gagner en étant clairement le visage du projet.
