Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Skip Bayless passe rarement pour un défenseur de LeBron James, mais il refuse cette fois de suivre les critiques de Donald Trump. Selon lui, la star des 76ers reste un très bon modèle en dehors des terrains.
Après la polémique née autour de l’attitude de LeBron James pendant l’hymne américain, Donald Trump avait vivement attaqué le joueur et l’avait qualifié de « honte totale ». Skip Bayless, pourtant l’un de ses critiques les plus constants depuis des années, considère que cette réaction va trop loin.
Bayless reconnaît qu’il peut reprocher beaucoup de choses à LeBron sur le plan sportif et décrit même parfois son comportement comme celui d’une diva. Mais il ne pense pas que les gestes aperçus pendant l’hymne suffisent à démontrer une volonté claire de protester ou de manquer volontairement de respect au pays.
Skip Bayless refuse de suivre Donald Trump dans ses attaques contre LeBron
Bayless a expliqué : « Je ne pense pas que LeBron voulait profondément protester contre l’hymne. Je pense que c’est la diva ultime, et il a gagné le droit de l’être. Mais je ne pense pas que LeBron soit une honte totale ou un mauvais gars. Je ne suis pas fan de lui comme joueur, mais en dehors du terrain, il a été un très bon modèle. »
Le consultant estime également que la dimension politique joue un rôle dans l’intensité de cette attaque : « Depuis le début, l’attitude de Trump a souvent été : “Si tu ne m’aimes pas, je ne t’aime pas.” Et LeBron a clairement montré depuis longtemps qu’il n’aimait pas le président Trump. Pour moi, là, c’est surtout de la politique. »
Bayless distingue ainsi deux sujets : le droit de critiquer le comportement de James et la manière dont cette critique est formulée. Il rappelle que LeBron a représenté les États-Unis à plusieurs reprises sur la scène internationale et qu’il a également investi dans de nombreux projets éducatifs et communautaires à Akron.
Le désaccord est donc assez rare pour être souligné. Bayless ne retire rien à ses nombreuses critiques passées envers LeBron, mais il refuse cette fois de le présenter comme un mauvais exemple. À ses yeux, quelques secondes controversées pendant un hymne ne suffisent pas à effacer l’ensemble de ce que James a montré en dehors du basket.

