Par Rédaction | Sport
La longévité exceptionnelle de LeBron James ne repose pas uniquement sur son talent. Masai Ujiri a raconté une séance matinale qui l’a convaincu de l’ampleur du travail réalisé loin des caméras.
Masai Ujiri a longtemps connu LeBron James comme adversaire, notamment lorsque Toronto croisait régulièrement Cleveland en playoffs. Mais derrière la frustration sportive, l’actuel dirigeant de Dallas a aussi développé un profond respect pour la discipline du quadruple MVP et sa capacité à entretenir son corps année après année.
Un souvenir vécu à Las Vegas résume parfaitement cette admiration. Ujiri devait participer à une séance d’entraînement organisée très tôt, mais en arrivant à la salle, il a découvert LeBron déjà au travail avant même l’arrivée complète de son staff. Une scène qui l’a marqué par son caractère presque invisible et totalement volontaire.
Masai Ujiri reste impressionné par la discipline quotidienne de LeBron James
Ujiri se souvient encore de sa surprise : « On est arrivés très tôt parce qu’il commençait à 5h30 du matin. LeBron était déjà dans la salle, en train de courir à l’envers sur un tapis, alors que ses préparateurs n’étaient même pas encore là. Je me suis dit : c’est bien LeBron James ? Il est 5h30, qu’est-ce qui se passe ici ? »
La suite n’a fait que renforcer cette impression. « Ensuite, les autres sont arrivés et il a fait cette séance incroyable pendant une heure et demie. Et il n’y avait personne devant qui se montrer. Il ne faisait pas ça pour impressionner quelqu’un », a raconté Ujiri, convaincu que ce type de travail explique en partie sa longévité.
Son rapport avec LeBron n’a pourtant pas toujours été aussi chaleureux sur le terrain. Les Raptors ont souvent vu leurs parcours en playoffs s’arrêter face à Cleveland, au point qu’Ujiri plaisante encore aujourd’hui : « Il m’a botté les fesses. Je le détestais avec passion. Dès qu’il a quitté la conférence, on s’est dit : bon, maintenant on peut y aller. »
Avec le recul, Ujiri retient surtout le joueur et l’homme derrière ces frustrations : « J’ai eu l’occasion de devenir très proche de lui. C’est quelqu’un de formidable. Il sert vraiment ce sport et lui donne énormément. Il faut lui reconnaître ça. » Une admiration désormais renforcée par ce qu’il a pu observer loin des matchs.

