Par Joël Pütz | Journaliste sportif
Ayant débarqué en NBA au début des années 2000, Gilbert Arenas a lancé sa carrière professionnelle à une époque où le bizutage était encore monnaie courante dans la ligue. Sauf que cette pratique a failli tourner au drame pour l’Agent Zéro…
La NBA essayant de devenir aussi tout public que possible, certaines pratiques au sein de la grande ligue ont pratiquement été bannies. Les joueurs ne peuvent par exemple presque plus trash-talker sur le terrain, au grand dam de la plupart d’entre eux. Ce qui ne devrait pas les déranger en revanche, c’est la fin du bizutage des rookies.
Pendant des décennies, il était en effet courant de voir les nouveaux arrivés être un peu chahutés par leurs aînés. S’il s’agissait souvent de porter les sacs de tout le monde ou de payer l’addition au repas, certains ne l’acceptaient pas comme Shaquille O’Neal qui avait refusé de se faire bizuter. Ayant démarré aux Warriors, Gilbert Arenas n’en était pas non plus un grand fan comme l’a récemment raconté la légende Jason Richardson :
Quand Gilbert Arenas manquait de mourir… à cause de donuts
Gilbert se plaignait toujours à moi en disant : « J-Rich, je suis un choix de deuxième tour. Je n’ai pas d’argent ! Je ne peux pas me permettre ça tous les jours. Je ne ferai plus ce genre de choses. Oubliez-les ! Je n’apporterai pas de beignets ». Chris Mills lui a dit : « Gilbert, si tu n’apportes pas ces beignets, je vais te défoncer ». Et si vous connaissez Chris Mills, vous savez qu’il ne plaisantait pas.
Sans grande surprise, l’Agent Zéro avait cependant voulu se venger un jour :
Il pose les donuts et s’approche de ma chaise. Il dit : « Hé J-Rich, ne mange pas les donuts. Je les ai léchés jusqu’au dernier ». Je me suis dit : « Quoi ?! » Il a souri et m’a dit : « Je les ai rendus très glacés. Je les ai léchés jusqu’au dernier. »
Malheureusement pour lui, Arenas avait fini par se faire prendre la main dans le sac par ses coéquipiers… et la réaction fut un peu disproportionnée puisqu’il a frôlé le pire :
Ils sont revenus avec du ruban adhésif et ont attrapé Gilbert. Ils l’ont scotché comme une momie avec des bandages athlétiques et l’ont emmené hors du terrain. Nous avions un chariot de blanchisserie bleu d’1m50 de haut, utilisé pour transporter les uniformes. Les vétérans l’ont rempli d’eau glacée jusqu’en haut. Ils ont pris Gilbert, toujours scotché, et l’ont jeté dans le chariot pour faire une farce.
Mais personne n’y avait réfléchi : il était encore momifié et s’est presque noyé dans l’eau glacée. Il criait : « Allez tous vous faire foutre ! Vous avez essayé de me tuer ! »
On n’est pas passé loin du drame, tout ça pour une simple affaire de donuts…
À l’instar de bon nombre de ses pairs, Gilbert Arenas n’était pas un fan du bizutage qui lui était réservé aux Warriors. Sauf que lorsqu’il a voulu se rebeller, le meneur de jeu a failli en payer le prix ultime à cause d’un manque de lucidité de ses vétérans.
