L’alcool bien précis qui a ravagé Johnny Hallyday selon Eddy Mitchell : « Ça détruit les os »

Johnny Hallyday et Eddy Mitchell
France TV (DR) / TF1 (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

8 ans après sa disparition, Johnny Hallyday demeure une figure à part dans la culture française, autant pour son talent que pour les excès qui ont jalonné sa vie. Deux ans après les confidences d’Eddy Mitchell sur RTL, certaines révélations continuent d’interpeller tant elles disent la violence des habitudes du rockeur. Le chanteur avait notamment pointé un type d’alcool que son ami consommait trop. Une mise au point glaçante.

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Monument de la chanson et très proche de lui, Eddy Mitchell connaissait mieux que quiconque les forces et les failles de Johnny Hallyday. Les deux artistes, compagnons de route durant plus de cinquante ans, ont partagé les tournées, les studios, les dérapages et les moments de grâce. Alors quand le grand Eddy s’exprime sur le « Taulier », on écoute.

C’est au micro de RTL il y a quelques années qu’Eddy Mitchell avait d’abord évoqué la différence entre Hallyday et lui dans le rapport à l’alcool. Si ‘interprète de « Sur la route de Memphis » est lui aussi tombé dans les méandres de la boisson, son addiction restait presque « gentille » par rapport à celle de Johnny :

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« C’est une partie de ma vie, il me manque, bien sûr, mais il l’a bien voulu. On a suivi le même chemin, mais lui y allait plus fort. Johnny buvait pour se saouler. Pas moi. »

Toujours dans cette interview, le chanteur avait ensuite pointé un alcool en particulier, l’un de ceux que Johnny consommait de façon excessive : les alcools blancs (Martini, vodka, rhum blanc, etc). Selon lui, leur impact sur le corps est redoutable, et il attribuait même certains problèmes physiques du rockeur à cette habitude. Eddy Mitchell en avait parlé en ces termes :

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« Il faut éviter l’alcool blanc, ça détruit les os, Johnny a été opéré d’une hanche à 40 ans. »

Puis, après ces précisions livrées avec son réalisme habituel, « Schmoll » avait conclu avec une immense tendresse. Malgré les excès, malgré les erreurs, l’absence de Johnny restait pour lui une blessure profonde. Dans la même interview, il laissait échapper cette phrase empreinte d’émotion :

« Il n’y a pas une journée qui passe sans qu’il n’y ait une anecdote qui revienne ou une pensée pour lui… »

Le destin de Johnny Hallyday aura été celui d’un homme qui a vécu intensément, trop intensément parfois, jusqu’à user son corps avant l’heure. Ces confidences d’Eddy Mitchell, à la fois crues et empreintes d’amour, rappellent qu’au-delà de la légende, il y avait un homme fragile, et indestructible seulement en apparence.

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