Ex-accro à la cocaïne, les 2 autres addictions assumées de Julien Clerc (78 ans) : « Je suis addict à…

Julien Clerc
France TV (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Figure majeure de la chanson française, Julien Clerc a toujours ou presque renvoyé l’image d’un artiste serein, élégant et maîtrisé. Pourtant, derrière cette façade policée se cachent des années plus mouvementées, notamment marquées par une consommation régulière de cocaïne. Une période trouble sur laquelle il est revenu après-coup, lui qui ne cache pas avoir deux autres addictions… d’un genre bien différent !

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Vétéran unanimement respecté, Julien Clerc n’a jamais cherché à dissimuler les excès qui ont jalonné sa carrière. Dans les années 1970 et 1980, époque où la poudre blanche circulait abondamment dans le milieu artistique, l’interprète de « Ma préférence »a lui aussi fait partie de ceux qui ont cédé. Dans les colonnes du Monde, il racontait ainsi être tombé dans la coke :

« C’était un truc de posture, de fête. Il y avait un peu de plaisir… Oui, on sous-estime toujours le plaisir de ces choses addictives. J’aimais bien mélanger ça avec l’alcool, pour jouir de ma vie. »

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Seulement voilà : la cocaïne terrasse d’une manière ou d’une autre ceux qui en consomment. Et avec le recul, le chanteur a vite reconnu que cette période avait affecté ses performances vocales, nuisant à son talent intrinsèque :

« J’ai eu des périodes où j’étais moins en voix. Elle a souffert de la cocaïne, dans les années 1980, elle n’était plus placée comme il le fallait, je passais en force. »

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Contrairement à certains artistes de son époque qui voyaient dans la drogue un stimulant, Julien Clerc avait vite compris que ce cocktail n’était pas adapté à ses capacités physiques. Il clôturait ainsi ses rares confidences sur la poudre blanche avec franchise :

« Ça n’a pas été bon ! Ça coulait dans le fond de la gorge, ça n’aidait pas mes problèmes ORL. J’étais jusqu’alors comme un sportif très doué, qui ne travaillait pas assez. Donc je ne pouvais plus chanter sans cocaïne. Mais le plaisir n’était pas vraiment là et je m’en suis débarrassé très vite. »

Heureusement pour lui, cette phase n’a duré qu’un temps. L’auteur-compositeur a su sortir rapidement d’une spirale qui, pour beaucoup, s’est avérée fatale. Interrogé plus tard sur Europe 1, il expliquait avec distance la manière dont il a tourné la page, et comment il n’avait surtout aujourd’hui plus que deux addictions – mais autrement plus magnifiques :

« On parle d’il y a très longtemps. C’était comme une expérience, je me suis rendu compte que ça ne m’apportait pas grand-chose si vous voulez. J’ai de la chance, je ne suis pas très addictif comme personne.

Maintenant je suis addict à la musique, et puis à la femme que j’aime. »

Avec cette confession, Julien Clerc rappelle qu’il a su canaliser ses excès pour se recentrer sur l’essentiel : sa passion et sa vie intime. Et pas besoin d’être médecin pour clamer haut et fort qu’être addict à la musique est incroyablement moins nocif et plus vertueux que l’être à la drogue !

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