NBA – Agacé, Rudy Gobert honnête après la défaite des Wolves : « C’est la différence entre…

Rudy Gobert avec son nouveau look
Minnesota Timberwolves

Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport

La soirée à Atlanta a rapidement tourné au cauchemar pour Minnesota. Dès le deuxième quart-temps, l’écart s’est creusé sans réelle résistance, donnant l’image d’une équipe en pilote automatique. Malgré le retour ponctuel de quelques titulaires sur le banc, le message envoyé sur le parquet restait inquiétant, tant sur le plan de l’intensité que de la cohésion collective.

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Dans ce contexte, la réaction de Rudy Gobert après la rencontre a résonné bien au-delà du simple constat d’une mauvaise performance. Le pivot français n’a pas cherché d’excuse et a posé une question directe, presque dérangeante : « Ça nous force à nous demander : est-ce qu’on s’en soucie vraiment ? » Une interrogation qui résume le malaise ambiant et traduit une frustration accumulée depuis plusieurs semaines.

Minnesota occupe toujours une place solide à l’Ouest, avec un bilan positif et des ambitions assumées. Mais cette irrégularité récente, alternant séries de victoires et rechutes soudaines, nourrit le doute. Pour Gobert, le problème dépasse largement une simple mauvaise soirée : « Est-ce que c’est juste cool ? Gagner beaucoup d’argent, jouer au basket, rentrer chez soi et être content ? C’est la différence entre une équipe qui joue le titre et une équipe pleine de talent qui n’accomplit rien », a-t-il lâché, sans détour.

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Un manque criant de vie collective

Sur le parquet, les chiffres confirment ce sentiment d’abandon progressif. Dominés dans la raquette, dépassés dans l’intensité, les Timberwolves ont laissé Atlanta dicter le rythme sans jamais inverser la dynamique. À la pause, l’écart était déjà conséquent, et la seconde période n’a fait qu’accentuer l’impression d’une équipe sans énergie ni réaction.



Gobert a insisté sur un point clé : l’absence de lien entre l’attaque et la défense. « Offensivement, on dirait qu’on joue à un sport individuel. Défensivement, on a l’impression qu’il n’y a aucun effort. Et je pense que les deux sont liés », a-t-il expliqué, pointant un déséquilibre structurel plus profond qu’un simple manque d’adresse.

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Individuellement, certains cadres ont répondu présent au scoring, mais l’ensemble a manqué de fluidité. Les passes étaient rares, les pertes de balle trop fréquentes, et la protection du cercle inexistante. Face à une équipe d’Atlanta en difficulté ces dernières semaines, Minnesota n’a jamais su imposer son statut ni son identité.

Lucide sur sa propre prestation, Gobert n’a pas cherché à se dédouaner. « Je vais me concentrer sur ce que je peux faire de mieux pour l’équipe. Ce soir, je n’ai pas été bon pour l’aider », a-t-il reconnu. Mais au-delà du cas personnel, le Français attend surtout une prise de conscience collective, estimant que la responsabilité individuelle est une marque des équipes qui gagnent.

Conférence Ouest Les Français (NBA) Minnesota Timberwolves NBA 24/24 Rudy Gobert