NBA – « Si peu de leadership » : Anthony Edwards épinglé après la polémique !

La star NBA des Minnesota Timberwolves, Anthony Edwards
Pierre Haessig

Par Rédaction | Sport

Minnesota n’a jamais trouvé le rythme cette semaine, laissant Atlanta imposer son tempo et transformer le match en démonstration collective. Dans ce contexte, certains gestes ont davantage marqué les esprits que le score final, comme celui d’Anthony Edwards, qui fait beaucoup parler.

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Anthony Edwards a pourtant répondu présent sur le plan statistique. Avec 30 points et 8 rebonds, il a assumé ses responsabilités offensives, attaquant sans relâche et tentant de maintenir son équipe à flot. Mais cette production n’a pas suffi à masquer le manque d’organisation et d’intensité globale de la franchise, rapidement distancée dans le quatrième quart-temps.

La fin de match a surtout été marquée par un épisode tendu. Alors que l’écart continuait de grimper, Edwards a quitté le banc avant la fin de la rencontre, rentrant directement au vestiaire. Un geste d’agacement qui n’est pas passé inaperçu, et qui a immédiatement relancé le débat autour de son leadership.

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Une sortie qui interroge sur le rôle de leader

Cette attitude a été vivement critiquée par Skip Bayless, jamais avare lorsqu’il s’agit de juger les comportements des stars. « Anthony Edwards a perdu ses nerfs, s’est frustré et s’est fait expulser à Denver à Noël. Et maintenant, il quitte le banc avec encore presque huit minutes à jouer alors que Minnesota se fait corriger chez lui, à Atlanta. Tellement de publicités, et si peu de leadership mature », a-t-il écrit, pointant un contraste entre l’exposition médiatique du joueur et son attitude dans les moments difficiles.



Ce n’est pas la première fois que le comportement d’Edwards interpelle ces dernières semaines. Lors de la défaite de Noël à Denver, déjà marquée par une performance historique de Nikola Jokic, le leader offensif des Wolves avait perdu son sang-froid, tentant de perturber le Serbe sur la ligne des lancers francs avant d’être exclu après une altercation verbale avec les arbitres. Là encore, Minnesota avait dû terminer le match sans son meilleur joueur.

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Sur le plan collectif, la situation commence à inquiéter. Sixièmes à l’Ouest avec un bilan de 21–13, les Timberwolves restent bien placés, mais les attentes étaient plus élevées. D’autant plus que plusieurs franchises concurrentes ont été freinées par les blessures, ce qui offrait une vraie opportunité de s’installer durablement dans le haut du classement.

Rudy Gobert n’a d’ailleurs pas cherché à masquer son malaise après la rencontre. « Ça nous oblige à nous poser la question : est-ce qu’on s’en soucie vraiment ? Est-ce que c’est juste cool de gagner beaucoup d’argent, jouer au basket et rentrer chez soi heureux ? C’est la frontière entre une équipe qui joue le titre et une équipe pleine de talent qui n’accomplit rien », a-t-il lâché, visiblement agacé par l’attitude générale.

Le pivot français a insisté sur le manque d’effort et de cohésion. « Offensivement, on dirait qu’on joue à un sport individuel. Défensivement, on ne ressent aucun engagement. Et les deux sont liés. Contre n’importe quelle équipe, comme ça, on se fait écraser », a-t-il ajouté, soulignant un malaise bien plus profond qu’une simple défaite.

Malgré deux finales de conférence atteintes ces dernières saisons, Minnesota donne toujours l’impression de stagner. Le poste de meneur reste un point faible, les minutes sans Gobert sont catastrophiques défensivement, et Edwards peine encore à incarner un leader constant sur les deux côtés du terrain. La frustration est palpable, mais à ce niveau, elle ne peut pas se traduire par des abandons symboliques. Car si le talent est là, la maturité collective, elle, continue de faire défaut.

Anthony Edwards Conférence Ouest Minnesota Timberwolves NBA 24/24