Par Rédaction | Sport
Depuis plusieurs mois, le nom de Giannis Antetokounmpo revenait avec insistance du côté de Manhattan, alimentant l’idée d’un transfert capable de faire basculer la hiérarchie de la NBA. Les Knicks apparaissaient comme l’un des rares points de chute crédibles pour la superstar de Milwaukee, tant sur le plan sportif que symbolique. Mais en début de semaine, James Dolan a tenu à remettre les pendules à l’heure.
Interrogé lors d’une rare intervention radiophonique, le propriétaire de la franchise new-yorkaise a insisté sur sa confiance dans le groupe actuel. Selon lui, l’équipe telle qu’elle est construite possède non seulement une vraie cohésion interne, mais aussi le potentiel nécessaire pour viser le sommet. Une déclaration qui tranche avec la réputation d’un marché souvent prompt à bouleverser ses fondations au moindre signe de frustration ou d’impatience.
C’est dans ce contexte que Dolan a tenu un discours sans ambiguïté, soulignant la qualité humaine et sportive de son vestiaire. « Nous aimons notre équipe actuelle. Il y a une vraie alchimie, les joueurs s’apprécient, l’ambiance est saine. Je n’ai jamais vu un vestiaire aussi harmonieux. Leon peut toujours me passer outre, mais je ne nous vois pas faire un grand changement. Nous devons continuer à construire avec ce groupe, car je crois sincèrement qu’il peut gagner le titre », a-t-il expliqué, coupant court aux spéculations autour d’Antetokounmpo.
La stabilité comme ligne directrice assumée
Cette prise de position s’inscrit dans une volonté claire de rompre avec les cycles d’instabilité qui ont longtemps caractérisé les Knicks. Après leur élimination en finale de conférence Est la saison passée, la franchise a fait un choix fort en se séparant de Tom Thibodeau pour confier les clés de l’équipe à Mike Brown. Une décision initialement critiquée, mais qui commence à porter ses fruits sur le terrain et dans la gestion du groupe.
Sous la houlette de Brown, New York a trouvé un nouvel équilibre, plus fluide, plus moderne, sans renier son identité défensive. Le sacre lors du tournoi de mi-saison 2025 a servi de première validation, même si la franchise a clairement affiché ses priorités. « Le but reste le championnat. Nous allons lever une bannière, et ce sera celle du titre NBA », a martelé Dolan, rappelant que les succès intermédiaires ne doivent pas détourner l’équipe de son objectif ultime.
Sur le plan sportif, la dynamique récente invite d’ailleurs à la prudence. Depuis leur victoire en NBA Cup, les Knicks affichent un bilan négatif et viennent d’enchaîner plusieurs défaites lourdes, dont une correction face à Detroit. Ces passages à vide font partie d’une saison NBA, mais ils rappellent que la marge d’erreur reste mince lorsque l’ambition affichée est aussi élevée.
Reste que le message envoyé par James Dolan est limpide : New York ne sacrifiera pas son projet pour une opération spectaculaire, aussi séduisante soit-elle sur le papier. La franchise préfère miser sur la continuité, la confiance et le développement interne, convaincue que la patience peut, cette fois, être récompensée. À l’Est, où la concurrence est féroce, ce pari audacieux pourrait soit consacrer une renaissance durable, soit relancer éternellement les regrets autour d’un Giannis jamais venu.
