Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Connue pour son humour grinçant et ses prises de parole sans détour, Isabelle Mergault a toujours cultivé une forme de liberté de ton. Mais derrière les rires, certaines confidences plus intimes ont parfois surpris le public. Récemment, l’actrice et réalisatrice est revenue sur un trouble peu connu du grand public. Un épisode de sa vie qui a laissé des traces.
Figure bien identifiée du cinéma et du théâtre français, Isabelle Mergault s’est fait connaître autant pour ses rôles que pour ses talents d’autrice et de metteuse en scène. Invitée sur un plateau de télévision, l’ancienne chroniqueuse des Grosses Têtes a vu ressurgir un souvenir datant de plusieurs années, lié à une addiction aussi rare que méconnue. Une révélation inattendue, qui a d’abord pris la forme d’une remarque lancée sur le ton de la confidence, avant d’ouvrir un échange plus tendu.
La séquence débute par une question évoquant une proximité ancienne et un trait de caractère pour le moins singulier. Face à Christophe Dechavanne, l’animateur n’a pas hésité à mettre les pieds dans le plat, évoquant un sujet que peu connaissaient jusque-là :
« Est-ce que vous êtes toujours poto ? Je sais des choses que tout le monde ne sait pas ? Quand je l’ai connue, elle était potomane ! »
La potomanie désigne un trouble du comportement caractérisé par une consommation excessive et irrépressible d’eau. Dans les cas les plus extrêmes, certaines personnes peuvent dépasser les 10 litres par jour, ce qui peut entraîner de graves complications médicales, notamment pour les reins ou l’équilibre électrolytique du corps. Un danger réel, souvent sous-estimé, que l’entourage médical d’Isabelle Mergault n’avait pas manqué de pointer du doigt à l’époque. Interrogée à ce sujet, la principale intéressée a confirmé la réalité de cette addiction, sans chercher à la minimiser :
« Il me fallait au moins 5 litres d’eau par jour… Mes parents médecins m’ont dit : ‘Arrête, tu vas te bousiller les reins.’ Mais j’avais vraiment soif »
Si le sujet intrigue, il a aussi fini par agacer l’actrice, peu désireuse de s’y attarder davantage. Relancée une nouvelle fois, Isabelle Mergault a coupé court, manifestement lassée, tandis que Christophe Dechavanne tentait de justifier son insistance :
« Mergault : ‘Non, mais c’est fini ça… C’est pas la question, on s’en fout !‘
Dechavanne : ‘Je suis désolée, on n’a jamais eu de potomane sur ce plateau, donc je me suis dit, si on en a une ce soir, je lui demande !' »
Aujourd’hui apaisée sur ce chapitre de sa vie, Isabelle Mergault préfère regarder vers l’avant, laissant derrière elle une période marquée par une relation compliquée à son propre corps. Une confidence rare, qui rappelle que même les personnalités les plus familières du paysage médiatique cachent parfois des fragilités insoupçonnées.
