Patrick Sébastien dévoile le moment choc qui l’a fait quitter les Enfoirés : « En coulisses, quelqu’un m’a dit…

Jean-Jacques Goldman et Patrick Sébastien
France TV (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Patrick Sébastien n’a jamais été un habitué des concerts des Enfoirés, malgré son immense popularité auprès du grand public. Une absence qui intrigue, tant l’événement rassemble chaque année de nombreuses figures du spectacle. Des années plus tard, l’animateur et chanteur est revenu sans détour sur cet épisode précis de sa carrière. Et le récit a de quoi surprendre.

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Animateur emblématique du paysage audiovisuel français, Patrick Sébastien n’a pourtant participé qu’une seule fois aux Enfoirés, en 1992. À l’époque, l’artiste est proche de Michel Colucci, plus connu sous le nom de Coluche, fondateur des Restos du Cœur. Engagé dès les débuts, le chanteur pensait alors s’inscrire dans une démarche cohérente avec l’esprit de solidarité porté par l’humoriste disparu. Mais très vite, une situation vécue en coulisses va provoquer chez lui un profond malaise et marquer une rupture nette avec la troupe.

Car derrière l’image populaire et fédératrice des Enfoirés, Patrick Sébastien dit avoir découvert une réalité qui ne correspondait pas à ses valeurs. Selon lui, cette désillusion n’a pas concerné que son cas personnel, et d’autres artistes auraient également quitté l’aventure pour des raisons similaires. Invité sur Sud Radio il y a quelques mois, Patrick Sébastien a ainsi raconté précisément ce moment charnière qui l’a poussé à claquer la porte :

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« J’y étais au début avec Michel (Colucci, le vrai nom de Coluche, ndlr), je l’ai aidé au début. J’ai fait les Enfoirés une fois, et puis à la sortie du concert, quelqu’un est venu me voir en me disant : ‘Tu viens au banquet après?’ Je lui ai dit que je ne viens pas chanter pour des gens qui ont faim et aller au banquet après ! Je vais me payer un resto à côté ! Voilà… Et il y a plein de mecs qui sont partis des Enfoirés pour ça ».

L’ancien animateur du « Plus grand cabaret du monde » ne remet toutefois pas en cause l’utilité financière du spectacle. Pour lui, l’objectif premier reste atteint, même s’il estime que l’esprit originel s’est peu à peu dilué. Toujours au micro de Sud Radio, Patrick Sébastien a élargi sa réflexion, allant jusqu’à évoquer ce qu’aurait pensé Coluche de la pérennité du dispositif :

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« Le plus important, c’est que ça rapporte du blé à ceux qui ont faim. Par contre aujourd’hui, je pense que Michel ne serait pas content de voir que ça existe encore. Ça ne devrait pas exister, les Enfoirés. C’est une bénédiction que ça existe, bien sûr, mais quand tu vois tout le gaspillage qu’il y a eu… La cérémonie des Jeux olympiques a coûté 100 millions, et à Londres 30 millions. Je pense qu’avec la différence, on aurait pu nourrir des gens pendant très longtemps »

Fidèle à son franc-parler, Patrick Sébastien continue donc d’assumer ce choix fait il y a plus de trente ans. Une prise de position qui tranche avec le consensus habituel autour des Enfoirés, mais qui illustre aussi la vision radicale et sans compromis qu’il a toujours défendue lorsqu’il s’agit de solidarité et de cohérence.

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