Par Rédaction | Sport
Luka Dončić affole les compteurs depuis le début de la saison et s’impose comme l’un des attaquants les plus dominants de la ligue. Ses performances individuelles placent son équipe dans le haut du classement, mais elles relancent aussi un débat récurrent. Peut-on réellement viser un titre NBA avec un jeu aussi centré sur un seul créateur ?
Statistiquement, Dončić vit l’une des saisons les plus prolifiques de sa carrière. Avec plus de 30 points inscrits à de nombreuses reprises et un rythme de score constant, il se place en tête des meilleurs marqueurs. Son usage extrêmement élevé illustre l’importance qu’il occupe dans l’attaque, mais aussi la dépendance collective à ses exploits. Ce modèle rappelle inévitablement une autre superstar récente, James Harden, dont les années à Houston ont marqué la ligue sans jamais déboucher sur un titre.
C’est précisément cette comparaison que Max Kellerman a remise sur le devant de la scène. Pour lui, le style de Dončić présente les mêmes limites structurelles que celui de Harden à son apogée. Il estime que l’attaque, bien que redoutable, peine à impliquer durablement tous les joueurs, tandis que l’investissement défensif pose question.
Le précédent Harden, un avertissement pour Dončić ?
À ce sujet, Kellerman a été très direct : « La raison pour laquelle Harden n’a pas gagné de championnats, c’est exactement ce que l’on voit aujourd’hui avec Luka ». Il ajoute : « Ce style offensif n’implique pas vraiment tout le monde, et quand on combine ça avec un manque d’efforts en défense… Harden faisait même plus d’efforts défensifs que Luka ». Un jugement sévère qui alimente le débat autour de la viabilité de ce modèle sur la durée.
Le parcours de James Harden à Houston sert souvent d’exemple dans ce type de discussion. Devenu superstar offensive, il a enchaîné les saisons à près de 30 points de moyenne, remporté des titres de meilleur marqueur et été omniprésent dans les votes MVP. Pourtant, malgré une régularité impressionnante en saison régulière, son équipe n’a jamais dépassé la finale de conférence Ouest. La domination statistique n’a pas suffi à franchir la dernière marche.
Cette réalité nourrit l’argument selon lequel un jeu trop centré sur un seul créateur finit par montrer ses limites face aux meilleures défenses. Les Rockets gagnaient beaucoup, mais butaient systématiquement sur des équipes plus équilibrées et plus solides collectivement. Pour certains analystes, Dončić s’inscrit aujourd’hui dans une trajectoire comparable, avec des chiffres éclatants mais un plafond compétitif encore flou.
Aujourd’hui, Dončić se trouve à un carrefour similaire. Son talent offensif est incontestable, et son impact immédiat place son équipe parmi les meilleures en saison régulière. Mais tant que la question de l’équilibre collectif et de l’investissement défensif restera posée, les comparaisons avec Harden continueront de peser. La suite de sa carrière dira s’il saura dépasser ce précédent ou s’il en confirmera les enseignements.
