Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
La soirée devait être celle d’un duel accroché et d’un test grandeur nature. Elle s’est finalement terminée dans une atmosphère lourde, marquée par une frustration difficile à contenir. Après la courte défaite face à San Antonio, le climat autour de Boston a rapidement dépassé le simple cadre du terrain.
Les Celtics ont longtemps lutté à armes égales avec les Spurs, restant au contact jusqu’aux dernières possessions. Le scénario serré du match, conclu sur un écart minime, a renforcé le sentiment d’injustice ressenti côté local. Dans ce contexte tendu, chaque décision arbitrale a pris une dimension particulière, alimentant la colère de certains cadres de l’équipe.
Jaylen Brown, auteur d’une prestation globalement solide sur le plan statistique, n’a pas caché son exaspération une fois le buzzer final retenti. Le faible nombre de lancers francs obtenus par Boston est rapidement devenu le point central des débats, au point de cristalliser toute la frustration accumulée au fil des minutes.
Une frustration alimentée par les chiffres et le scénario
Dans un discours très direct, l’ailier des Celtics a pointé ce qu’il considère comme un manque de cohérence flagrant. « Honnêtement, j’ai l’impression qu’ils s’en sortent avec beaucoup de choses, et je suis fatigué de cette incohérence. J’accepterai l’amende à ce stade. Ce soir, c’était vraiment n’importe quoi. Je pense que les Spurs sont une bonne équipe défensive, mais ils ne sont pas à ce point-là », a-t-il lâché, avant d’insister sur une tendance qu’il estime récurrente face aux adversaires de haut niveau.
Le contraste entre les deux équipes au niveau de la ligne des lancers a servi de catalyseur à cette sortie médiatique. San Antonio a profité d’un volume bien supérieur de tentatives (20 contre 4), tandis que Boston n’a que très rarement été récompensé malgré un jeu jugé physique par ses joueurs. « À chaque fois qu’on joue une bonne équipe, c’est la même chose. Ils refusent de siffler d’un côté et appellent des fautes légères de l’autre », a encore dénoncé Brown, visiblement convaincu que le problème dépasse un simple match isolé.
Cette colère n’a toutefois pas totalement occulté l’analyse sportive. Brown a reconnu que certaines possessions clés avaient échappé aux Celtics dans le money time, notamment lors d’un quatrième quart-temps compliqué sur le plan individuel. Entre un tir ouvert manqué et une perte de balle coûteuse, Boston a laissé filer une occasion de repasser devant.
De son côté, Joe Mazzulla a adopté un ton bien plus mesuré. L’entraîneur a rappelé que son équipe devait aussi se concentrer sur ce qu’elle maîtrise, notamment la discipline défensive. Selon lui, plusieurs fautes concédées auraient pu être évitées, indépendamment de l’arbitrage, et doivent servir de base de travail pour la suite.
