Par Rédaction | Sport
Rudy Gobert n’a jamais laissé indifférent depuis son arrivée en NBA. Dominant défensivement, multi-récompensé et incontournable dans les débats tactiques, le pivot français cristallise pourtant une hostilité persistante au sein de la ligue. Une animosité souvent diffuse, rarement expliquée clairement, mais bien réelle.
Au fil des saisons, cette réputation de joueur clivant s’est installée sans jamais vraiment se dissiper. Certains lui reprochent son contrat, d’autres son impact offensif limité ou son style jugé peu spectaculaire. Mais derrière ces critiques classiques, un malaise plus profond semble exister dans le regard que portent ses pairs sur lui.
Ce sentiment a refait surface récemment à travers une déclaration étonnante venue de l’extérieur de la NBA. Une ancienne figure de la WNBA a mis des mots crus sur ce rejet, révélant une perception beaucoup plus viscérale que purement sportive. Swin Cash, ancienne star de la WNBA, a raconté une discussion privée avec un joueur NBA à propos de Rudy Gobert. Selon elle, la réponse donnée n’avait rien de tactique ou contractuel.
Une antipathie qui dépasse le cadre du jeu
« Je me souviens avoir parlé avec un joueur et lui avoir posé la question : pourquoi personne n’aime Rudy ? Il m’a simplement répondu qu’il avait une tête qu’on a envie de frapper ». Une phrase brutale au sujet du Français, mais révélatrice d’un rejet parfois irrationnel. Comme quoi, le problème ne vient pas nécessairement de ses prouesses.
Des voix influentes, comme celle de Shaquille O’Neal, ont longtemps remis en question sa valeur, pointant un apport offensif limité comparé aux grands intérieurs du passé. Gobert n’a jamais répondu frontalement, préférant empiler les distinctions défensives, quitte à raviver la frustration de ses détracteurs.
En 2024, un sondage anonyme réalisé auprès des joueurs l’a même désigné comme le joueur le plus détesté de la NBA. Une distinction paradoxale pour un quadruple Défenseur de l’année, six fois sélectionné dans les meilleures équipes défensives, et toujours central dans les schémas de son équipe. L’ironie veut que plus son palmarès s’étoffe, plus l’agacement semble grandir autour de lui.
Avec la blessure récente de Victor Wembanyama, Gobert s’est même replacé parmi les favoris pour un nouveau trophée défensif. Une éventuelle cinquième récompense historique ne ferait sans doute qu’amplifier les critiques.
