NBA – Anthony Edwards, grand oublié de la ligue ? « On ne peut pas nier que…

Anthony Edwards
Minnesota Timberwolves (DR)

Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport

Anthony Edwards réalise l’une des saisons les plus solides de sa jeune carrière, mais son évolution passe presque inaperçue dans le flot médiatique de la NBA. À force d’excellence continue, certaines progressions deviennent invisibles aux yeux du grand public. Pourtant, à Minnesota, son impact ne cesse de grandir. Pour Austin Rivers, ce manque de reconnaissance mérite d’être souligné.

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Depuis le début de la saison, l’attention s’est principalement portée sur d’autres têtes d’affiche de la ligue. Shai Gilgeous-Alexander, Luka Dončić ou encore Victor Wembanyama occupent l’espace médiatique avec des performances spectaculaires et des récits forts. Dans ce contexte, Anthony Edwards continue d’enchaîner les matches de haut niveau sans provoquer le même bruit autour de son nom, malgré une régularité impressionnante.

Cette saison, les chiffres parlent pourtant d’eux-mêmes. Anthony Edwards affiche des moyennes jamais atteintes auparavant, tant en points qu’en efficacité au tir. Il porte une franchise du Minnesota bien installée dans le haut de la conférence Ouest, tout en assumant un rôle offensif majeur soir après soir. Malgré cela, son nom revient rarement dans les débats nationaux sur les joueurs les plus dominants de l’exercice en cours.

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Une progression discrète mais déterminante pour Minnesota

Pour Austin Rivers, cette situation s’explique par la manière dont le public consomme la performance. « J’ai l’impression qu’il est un peu sous-estimé. Quand des joueurs sont excellents depuis longtemps, on ne remarque plus forcément leur progression marginale. Les gens veulent un grand saut, quelque chose de spectaculaire », a-t-il analysé. Selon lui, les projecteurs se braquent plus facilement sur les trajectoires fulgurantes que sur les évolutions progressives.



Edwards, lui, progresse par petites touches, mais avec une efficacité redoutable. Son pourcentage au tir, sa sélection de shoots et sa lecture du jeu se sont affinés, sans révolution visible dans son style. « À ce niveau-là, les progrès marginaux sont énormes », a insisté Rivers, rappelant que quelques ajustements suffisent parfois à faire basculer une équipe vers un autre palier.

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L’ancien arrière a également mis en perspective la difficulté de progresser quand on est déjà la priorité défensive adverse chaque soir. « Quand tu es déjà l’option numéro un, que tout le plan de jeu de l’adversaire est construit pour te ralentir, gagner deux ou trois points de moyenne, c’est énorme », a-t-il expliqué. Cette réalité rend les performances d’Edwards encore plus impressionnantes.

Rivers a tenu à défendre un aspect souvent critiqué du jeu d’Anthony Edwards. « Je ne pense pas qu’Ant reçoive assez de crédit. On est dur avec lui sur son tir à trois points, mais on ne peut pas nier son efficacité et ce qui arrive », a-t-il conclu. Dans une ligue obsédée par les explosions soudaines, la progression maîtrisée d’Edwards pourrait bien être l’arme silencieuse qui mènera Minnesota encore plus loin.

Anthony Edwards Conférence Ouest Minnesota Timberwolves NBA 24/24